Accueil DestinationsAmériquesEquateur & Galapagos Lagune de Quilotoa et volcan Cotopaxi au départ de Latacunga
Lagune Quilotoa Equateur

Lagune de Quilotoa et volcan Cotopaxi au départ de Latacunga

0 commentaire

De retour de notre séjour de 4 jours en Amazonie équatorienne, nous sommes revenus sur la capitale Quito afin de partir vers la cordillère centrale des Andes où se trouvent les sites de la lagune Quilotoa et du volcan Cotopaxi. La ville de Latacunga est le camp de base idéal pour accéder à ces deux volcans.


Départ en bus de Quito

Du quartier Mariscal, nous prenons un taxi jusqu’au terminal Quitumbe-Sur (10 $). Discutez toujours du prix avant de monter dans le taxi, cela évite les mauvaises surprises à l’arrivée. Les guides de voyage indiquent le montant moyen des courses vers les terminaux de bus, si vous n’avez aucune idée renseignez-vous auprès de votre guesthouse.

Le terminal de bus Quitumbe situé au sud-ouest de la ville, dessert les destinations du centre et du sud des Andes, de la côte et de l’Oriente. Nous avons privilégié le taxi car c’est le moyen le plus rapide mais l’Ecovia et le Trolleybus ont leur terminus à Quitumbe (prix 0,25 $ quelque soit la distance). Le problème avec l’Ecovia que nous avons déjà pris c’est qu’avec deux sacs à dos chacun c’est un peu la galère vu le monde à l’intérieur.

Le terminal de Quitumbe est immense et flambant neuf, on dirait un aérogare. Au 1er étage se trouve les guichets de toutes les compagnies, ils sont classés suivant les destinations. On peut voir les prochains départs sur des écrans plats. Nous achetons 2 billets au guichet pour Latacunga (1,50 $ par personne), j’en profite pour faire de la monnaie sur un billet de 20 $. En Équateur, faites de la monnaie dès que vous le pouvez car souvent les petits commerçants et les taxis n’ont pas beaucoup de change. Gardez les billets de 50 $ pour payer les agences et les guesthouses.

Pour Latacunga il y a des départs toutes les 10-15 min de 5h30 à 21h. Nous partons à 10h50, il faut normalement 1h30 mais nous avons perdu pas mal de temps sur la route à cause de travaux. Des marchands ambulants montent régulièrement dans le bus durant le trajet, ça va de la nourriture à l’écrivain qui vient vendre son livre.

Latacunga est un bon point de départ pour faire la boucle de Quilotoa ou l’ascencion du volcan Cotopaxi.


LATACUNGA

Arrivée à Latacunga (2 800 m d’altitude) nous marchons jusqu’à l’hostal Tiana (à un peu plus d’1 km de la gare routière), une auberge de jeunesse que j’avais repéré dans les guides. Nous n’avons pas réservé et il ne reste qu’une seule chambre, évidemment ce n’est pas la meilleure mais on s’en contentera. La chambre double avec salle de bain privée est à 15,50 $ par personne, petit-déjeuner compris.

Où dormir à Latacunga

Latacunga propose des hébergements pour tous les budgets, de l’auberge de jeunesse (dortoirs ou chambres) à l’hôtel classique (à la déco un peu vieillotte).

Après une semaine en Équateur nous avons besoin de faire une lessive, il y a une laverie située non loin de l’hostal Tiana dans la rue Orellana (4,35 $ les 3,5 kg). En attendant de récupérer notre linge nous faisons un tour dans la ville puis au supermarché pour acheter quelques provisions.

Latacunga possède un centre historique calme et charmant, à l’écart de la Panamericana qui la traverse.


MARCHÉ DE ZUMBAHUA

La veille nous avons réservé une excursion à la lagune Quilotoa avec un passage par le marché de Zumbahua qui se tient tous les samedis au prix de 40 $ par personne.

Nous partons à 8h par la route de la boucle de Quilotoa pour arriver dans un premier temps à Zumbahua, un bourg de 3 000 habitants situé à 3 800 m d’altitude où les populations locales descendent des montagnes pour assister au typique marché du samedi et y vendre leurs animaux et leur lait de lama.

A la sortie de Zumbahua se trouve un canyon où l’on fait un petit arrêt.


LAGUNE DE QUILOTOA

A 14 km au nord de Zumbahua se situe le célèbre lac volcanique Laguna Quilotoa (3 914 m). Notre guide nous fait avancer les yeux masqués jusqu’au point de vue afin d’avoir la surprise totale. Je l’avais déjà vu en photo, mais une fois sur place c’est vraiment magnifique.

Nous empruntons le sentier qui permet de descendre au fond du volcan. Arrivé en bas, nous longeons le lac et le guide nous emmène jusqu’à un endroit où s’échappe du gaz ce qui forme des bulles à la surface de l’eau. Il y a également de l’eau chaude qui sort de la roche, qui témoigne de l’activité volcanique des lieux. Nous continuons jusqu’à la plage où se situent les locations de canoë pour faire un tour sur le lac et les mules pour ceux qui ne veulent pas remonter à pied (8 $ la mule). Pour les plus lourd, les villageois sont obligés de faire appel à des chevaux.

Il faut maintenant remonter à pied les 400 m de dénivelé, et c’est évidemment beaucoup plus dur que la descente. A 3 900 m le souffle se fait plus court, d’autant que nous n’avons pas eu le temps de nous acclimater, il y a 2 jours nous étions encore en Amazonie à l’altitude zéro. Le sol sableux où l’on s’enfonce un peu n’aide pas à la marche non plus. En faisant quelques pauses, nous remontons au sommet du cratère en 1h15.

Il est 15h, nous prenons notre repas dans un petit restaurant au sommet de la lagune (compris dans le prix de l’excursion), de la soupe avec poulet, frites et riz.

En haut du cratère il y a beaucoup de vent et il fait froid, il faut s’habiller assez chaudement et ne pas hésiter à empiler les couches. En descendant vers la lagune et avec l’absence de vent il fait moins froid.

Après le repas, le guide nous amène faire petit tour dans la boutique tenu par les indiens (comme dans tout tour organisé il faut passer par la boutique), on y trouve beaucoup de lainage (bonnet, pull, …). Retour sur Latacunga à 18h30.

Diner chez Chifa Dragon II, un restaurant chinois pour changer un peu de la nourriture équatorienne. Deux plats très copieux et deux boissons pour 9,90 $ (prix imbattable).


PARC NATIONAL COTOPAXI

Départ à 8h30 de Latacunga pour l’excursion au volcan Cotopaxi (40 $ par personne). Nous sommes passés par l’agence Tovar Expeditions qui a son local au sous sol de l’hostal Tiana avec tout le matériel nécessaire pour les ascensions de volcans. J’en profite pour prendre un blouson car j’ai oublié mon coupe vent en France, ils peuvent également prêter des gants.

Avant d’arriver au volcan, nous passons par le musée national Mariscal Sucre, le guide nous parle des quelques essences d’arbres de la région (spécimens plantés à côté du musée). A l’intérieur tout étant en réfection on fait très vite le tour car il y a rien à voir. Nous prenons sur place un thé à la feuille de coca à 1,50 $ (appelé aussi maté de coca).

Maté de coca Equateur
Maté de coca


Laguna Limpiopungo

Notre 2ème arrêt est à la laguna Limpiopungo (3 892 m), un petit lac peu profond abritant une faune locale et migratrice de gibier d’eau. Un sentier en fait tout le tour (comptez 1 h) mais nous allons à peine à la moitié et revenons. Je pensais voir plus d’oiseaux que ça, il n’y a pas beaucoup d’espèces différentes. Le temps est très nuageux, on ne voit pas le sommet du volcan Cotopaxi.


Volcan Cotopaxi

Nous montons à présent jusqu’au parking de la face nord du volcan Cotopaxi (4 600 m). C’est ici que commence l’ascension, il fait froid, il y a du brouillard et il neige, franchement pas des conditions idéales. Heureusement que j’ai récupéré une veste étanche ce matin sinon ça aurait été impossible. Les gants sont indispensables ainsi qu’une capuche ou un bonnet. Je ne m’attendais pas du tout à ce genre de météo.

Il y a 2 sentiers qui montent au refuge, un tout droit assez raide et un en lacets plus facile, nous avons pris le 2ème. A cette altitude les poumons sont mis à rude épreuve (surtout sans acclimatation). La neige nous fouette le visage pendant toute la montée.

Nous arrivons enfin au refuge José Rivas à 4 864 m (légèrement plus haut que le Mont Blanc), où nous mangeons le pack lunch qui nous a été donné par l’agence. On peut acheter quelques trucs à manger et à boire au refuge. Nous prenons un thé de coca (2 $), c’est qu’on y prend goût ! La consommation de maté de coca, comme la mastication de feuilles de coca, augmente l’absorption d’oxygène dans le sang et combat ainsi le mal aigu des montagnes et aide à la digestion. Il produit également un effet énergisant similaire au café.

Ceux qui veulent peuvent monter jusqu’au glacier à 5 000m, mais vu le temps exécrable qu’il fait on laisse tomber cette idée, ce n’est pas agréable de marcher dans des conditions pareil surtout pour rien y voir.

La descente jusqu’au parking se fait rapidement par le sentier direct, c’est beaucoup plus simple dans ce sens.

Sur la route du retour le volcan se découvre légèrement mais ce n’est pas cette fois que l’on verra le sommet. Nous n’avons jamais de chance avec les volcans, déjà avec le Bromo en Indonésie et l’Arénal au Costa Rica nous n’avions pas pu voir les sommets non plus.

Notre guide Martial (le même qu’hier) nous a indiqué que la meilleure saison pour faire l’ascension du Cotopaxi était en juin – juillet, avis aux amateurs.

De retour à l’hostal Tiana nous réservons nos 3 prochaines nuits à Cuenca à l’auberge de jeunesse Yakumama, un établissement qu’une touriste de l’hostal nous a recommandé.

0 commentaire
0

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. Accepter En savoir plus