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Jeju - Cascade Cheonjeyeon

3 jours sur l’île de Jeju, l’Hawaï de Corée du Sud

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L’île de Jeju située à 85 km au sud de la péninsule coréenne est la seule région subtropicale du pays. Jeju-do est réputée pour ses stations balnéaires, son paysage volcanique et le mont Halla, un volcan endormi qui offre des sentiers de randonnée. C’est une destination touristique très populaire en Corée du Sud et pour toutes ces raisons l’île est surnommé l’Hawaï coréen.

J’ai passé 3 jours et 3 nuits à la découverte des beautés naturelles de l’île de Jeju juste après ma première étape dans la capitale Séoul. N’ayant pas pu louer de voiture, je me suis déplacé en bus et en stop pour visiter l’île.


Comment se rendre sur l’île de Jeju

Le plus simple est d’y aller en avion. J’ai acheté mon billet pour l’île de Jeju sur internet avant de partir en Corée du Sud. Mieux vaut s’y prendre à l’avance plutôt que d’attendre une hypothétique offre de dernière minute sur place. Je suis passé par la compagnie lowcost Eastar Jet où j’ai payé mon billet aller simple 42 300 W (30 €). A noter qu’il est impossible d’acheter un billet d’avion sur le site internet de Jeju Air avec une carte bancaire française ou internationale.

La compagnie Eastar Jet décolle de l’aéroport Gimpo réservé aux vols intérieurs. En métro depuis la station Anguk il faut compter environ 1h de trajet et 1 450 W. L’aéroport est bien indiqué depuis la station de métro « Gimpo International Airport » (ligne 5).

Le personnel d’Eastar Jet ne parle pas trop anglais, tout ce qui se dit avant de monter dans l’avion est en coréen, je suis les autres passagers sans rien comprendre, faut dire que je suis le seul touriste à bord. L’avion est un Boeing 737-700 plutôt récent.

Location de voiture sur l’île de Jeju

Arrivé à l’aéroport de Jeju je me dirige vers le comptoir des locations de voiture, en effet j’ai prévu de louer une voiture pour me déplacer dans l’île et être plus indépendant. La personne me demande directement mon permis de conduire international et regarde la date de validité. Le mien est périmé depuis 3 mois, je le savais mais je ne pensais pas qu’elle vérifierait ! Voilà, ça m’apprendra à faire l’économie d’une matinée passée à la préfecture … J’ai bien essayé de négocier en leur montrant mon permis français et leur expliquant qu’il n’y avait pas de date de validité mais seul le permis international est accepté. C’est pas grave, je ferai tout en bus, ça me coûtera moins cher !

Donc si vous comptez louer une voiture en Corée du Sud et plus particulièrement sur Jeju-do il faut absolument avoir le permis international.


SEOGWIPO

Je prends un bus limousine pour Seogwipo depuis l’aéroport. Le bus passe par la route qui traverse l’île et ne s’arrête qu’à certains endroits ce qui permet d’aller assez vite. Le billet coûte 5 000 W (3,50 €).

Après avoir fait le tour des grands hôtels, le bus me dépose dans le centre de Seogwipo. J’ai réservé 2 nuits au Goodstay Feliz Telcon Hotel, la chambre est à 36 000 W (25 €).

Où dormir à Seogwipo

  • 10 € : Jeju R Hostel Seogwipo, c’est le moins cher et à ce prix là c’est un lit en dortoir en auberge de jeunesse
  • 32 € : Hotel Gaon J Stay est situé proche de la gare routière, pratique si vous voyagez en bus
  • 38 € : Hotel Winstory, un bel hôtel moderne dans le centre
  • 58 € : Days Hotel, tout le confort dans cet hôtel avec rooftop

Jeongbang Pokpo

Une fois débarrassé de mon sac à dos, je pars à pied en direction de Jeongbang Pokpo, une cascade haute de 23m qui serait la seule d’Asie à se jeter directement dans la mer. Elle se situe à 15 minutes à l’est du centre-ville, le droit d’accès est de 2 000 W (1,40 €).

Cascade Jeongbang Pokpo Ile Jeju Corée du Sud

Marché couvert de Seogwipo

Sur le chemin du retour je m’arrête faire quelques achats au supermarché, de quoi déjeuner et manger demain. Je passe ensuite par le marché couvert où l’on peut acheter la pêche du jour ou des poissons séchés.


SEONGSAN ILCHULBONG

Je me rends au petit terminal des bus situé à côté du rond point au nord du centre ville de Seogwipo. Toutes les destinations sont marquées en coréen et la personne qui vend les tickets sur place ne parle pas anglais. Je lui montre où je veux aller grâce à mon Lonely Planet (les noms de villes et sites touristiques sont traduits en coréen) et il me donne un billet de bus pour Seongsan Ilchulbong (3 000 W). Le gars sympa me marque sur un papier l’heure à laquelle passe le bus (9h30). On peut également acheter le ticket directement auprès du chauffeur.

Le bus arrive pile à l’heure, je me fais confirmer la destination par le chauffeur car rien n’est écrit en anglais sur le bus. Par contre à l’intérieur une bande sonore annonce les arrêts en anglais, mais avec les noms coréens il faut bien tendre l’oreille. Le trajet Seogwipo – Seongsan Ilchulbong dure 1h15. Il n’y a pas beaucoup de monde sur la route, cela doit être facile de conduire avec une voiture de location sur l’île.

Le sommet en forme de coupe du spectaculaire Ilchulbong, un volcan éteint, ne contient pas de lac en raison de la porosité de la roche volcanique. Le cratère boisé est entouré de rochers déchiquetés et les versants de la montagne plongent à pic dans les flots. On voit souvent de belles photos d’Ilchulbong vu du ciel sur les brochures, malheureusement depuis le sol on ne se rend pas bien compte de sa forme. L’entrée du site est de 2 000 W (1,40 €).

Au pied du flanc Est du volcan, un escalier descend vers une jolie petite plage de sable noir, nichée dans une crique incurvée. La Haenyeo House, un petit restaurant tenu par les fameuses grand-mères plongeuses de Jeju-do, sert des poulpes, des conques et autres produits de la mer.

Des marches escarpées conduisent au cratère en une vingtaine de minutes (point culminant 182 m) et du haut on a une vue superbe sur tous les alentours. Arrivé au sommet j’ai eu droit à une photo avec un groupe d’étudiants coréens, tout content de rencontrer un français. Ces mêmes étudiants se sont filmés en train de faire le Gangnam Style (la célèbre chanson et chorégraphie du chanteur coréen Psy) au sommet du volcan.


MANJANGGUL

Je retourne à l’arrêt où le bus m’a déposé tout à l’heure pour reprendre la même ligne et aller jusqu’à Manjanggul, le réseau de tunnels de lave le plus long au monde (13,4 km). Une partie de ces tubes est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en tant que site naturel. Entrée : 2 000 W.

Le bus passe toutes les 20 minutes, il faut 30 min pour faire le trajet Ilchulbong – Manjanggul (tarif  1 000 W). Depuis l’arrêt Manjanggul sur la route principale il faut encore parcourir 2,5 km à pied pour arriver jusqu’au tunnel de lave. Je me mets à faire du stop et après le passage de 3 voitures, je commence à monter à pied (il n’y a pas beaucoup de passage sur cette petite route). Au bout d’1 km de marche, un van de touriste coréen s’arrête, ils sont toujours étonnés de voir un touriste qui voyage seul car eux sont toujours en groupe. Ils ne parlent pas anglais mais l’ambiance est assez sympa, ils arrêtent pas de rigoler en me parlant mais je ne sais pas pourquoi !

Dans le tunnel de lave on peut parcourir 1 km jusqu’à la colonne de lave de 7m, l’élément le plus impressionnant du tunnel. La marche se fait en 40 minutes car le sol est inégal et parsemé de trous d’eau. L’éclairage étant faible, une lampe de poche n’est pas inutile. Il y a plein de groupe d’élèves qui visitent le tunnel et ils font un boucan pas possible, heureusement j’ai réussi à m’en débarrasser et visiter le tunnel tranquillement, presque seul.

En visitant l’île de Jeju vous remarquerez à plusieurs endroits des personnages taillées dans la roche volcanique, il s’agit de dolharubang (grands-pères) qui constituent le symbole de Jeju-do. Les premiers dolharubang furent sculptés dans les années 1750 et placés devant les forteresses de l’île ; il en reste 45. Personne ne connait la raison de leur création. Presque de taille humaine et coiffés d’un chapeau en forme de casque, ils ont des yeux globuleux, un nez épaté et les mains sur le ventre, l’une un peu plus haut que l’autre.

Retour en bus jusqu’à Seogwipo. Le soir je mange chez Cobaco, des « buckwheat noodles & cutlet set » (9 000 W, 6,3 €). Ce sont des nouilles froides et une soupe glacée (ça je ne l’ai su qu’en goutant) accompagnée d’une escalope de poulet panée et des traditionnels kimchis.

Restaurant Cobaco buckwheat noodles & cutlet set Seogwipo Jeju


PARC NATIONAL D’HALLASAN

Après le check-out je laisse mon gros sac à dos à la réception du Goodstay Feliz Telcon Hotel car ce soir je partirai sur Jeju-si (j’ai un vol demain dans la matinée). J’achète un sandwich pour ce midi au G21 (supérette comme le 7/11) et en sortant un taxi me klaxonne. Justement j’en cherchais un car ce matin je souhaite aller randonner dans le Parc National d’Hallasan et un taxi sera beaucoup plus rapide pour me rendre au point de départ du sentier d’Eorimok (il n’y a pas de bus direct au départ de Seogwipo).

Le chauffeur ne parle pas anglais mais là encore à l’aide de mon guide je lui montre la destination où je souhaite aller. Sur la route je vois le Mont Hallasan la tête dans les nuages, ça risque d’être compliqué d’aller jusqu’au sommet pour voir le lac.

Le chauffeur de taxi roule comme un fou, dommage que je ne puisse pas attacher ma ceinture de sécurité ! C’est limité à 60 km/h sur la route mais il n’hésite pas à dépasser les 100, doublant sans visibilité et franchissant les lignes blanches continues. Trajet de 45 min pour 22 100 W (15 €).

Arrivée au pied du Mont Hallasan, je suis complétement dans les nuages et il fait bien plus froid que sur la côte. Il faut vraiment bien se couvrir pour faire la randonnée au mois de novembre, j’avais un sweat technique plus une grosse polaire et un coupe vent, ces 2 derniers faisant office de blouson.

Montée par le sentier Eorimok

Départ de la rando sur le sentier Eorimok à 8h30, arrivée au refuge Witseoreum à 10h25. Durée : 1h55 / 4,7 km / +750 m de dénivelé.

La piste débute par une montée escarpée à travers une forêt de feuillus, les marches qui s’enchainent constamment sur 1,9 km et 500 m de dénivelé sont assez rudes. Malheureusement les arbres ont pour la plupart perdu leur feuillage d’automne, à mon avis j’arrive légèrement trop tard dans la saison. Autre point négatif, il y a un brouillard épais avec une visibilité à moins de 30 mètres, du coup je ne vois pas grand chose du parc durant toute la montée.

A mi-chemin, la forêt laisse la place à une lande subalpine de bambous, d’herbes et de sapins nains. A partir de là, la montée est plus facile.

Il y a beaucoup de coréens qui font cette randonnée, par groupe de 20-30 personnes. Le chemin est bien balisé car entouré de 2 lignes de corde, on ne peut pas en sortir. Les gens sont super sympa, ils me saluent quand ils me voient et les rares parlant anglais me demandent d’où je viens. Un gars m’a même offert une pâte de fruit et une barre chocolatée alors qu’il marchait à côté de moi. Malheureusement vu qu’il ne parlait pas anglais on a pas pu discuter mais il arrêtait pas de rire en me parlant devant ses amis.

Peu avant le refuge, la neige fait son apparition et avec le vent il fait vraiment très froid. Arrivé au refuge à 1 700m, je prends un bol de nouilles chaudes bien méritées (1 500 W).

Descente par le sentier Yeongsil

Vu le temps qu’il fait, je laisse tomber l’idée de rejoindre le sommet pour voir le lac et redescend par le sentier Yeongsil. Je suis un peu déçu mais les conditions climatiques ne permettent pas d’y monter et en plus je n’y verrai rien. Durée : 1h25 / 3,7 km / -420 m de dénivelé.

Le brouillard s’estompe petit à petit, ce qui me permet d’apercevoir les rochers de Yeongsil, le soleil fait même quelques apparitions.

Arrivé sur le parking il faut encore marcher 2,5 km sur la route jusqu’à l’arrêt de bus. Je descend donc en faisant du stop et au bout d’un kilomètre et 5 refus, un couple de touriste coréen me prend. Ils ne parlent pas trop anglais mais sont super sympa, quand je leur ai dit que je venais de France, ils ont fait « waouuuuh », la France jouit vraiment d’une bonne image chez les coréens.

Sur la route ils s’arrêtent faire des photos en me laissant dans la voiture avec le contact allumé, chose impensable chez nous. Quand il me demande ma destination je leur indique Jungmun, eux vont à Seogwipo, je leur dis que ça me va aussi mais il insiste pour m’emmener jusqu’à Jungmun (c’est à 15 km de Seogwipo). Du coup devant autant de gentillesse je leur demande carrément de me déposer aux chutes de Cheonjeyeon, là où je voulais aller. Je me serais cru dans Pekin Express !


CASCADE DE CHEONJEYEON

L’entrée pour les chutes de Cheonjeyeon est de 2 500 W (1,8 €). Je profite d’un banc pour manger mon sandwich, j’allais quand même pas le faire dans leur voiture. Les chutes sont belles, bien mieux que celles de Seogwipo.

Chutes de Cheonjeyeon Jeju

Il y a un arrêt de bus devant l’entrée des chutes de Cheonjeyeon, ce qui me permet de rentrer sur Seogwipo (800 W).

En me trompant d’arrêt à Seogwipo, je m’aperçois que le bus 5-16 qui va jusqu’à Jeju-si en traversant l’île et non en faisant le tour, stationne juste un pâté de maison derrière le terminal des bus. Ça m’arrange bien car je pensais qu’il fallait retourner à la gare routière principale située à 8 km de là (il y en a 2 à Seogwipo). Du coup je vais vite chercher mon sac laissé à la réception de l’hôtel ce matin et monte dans le bus.


JEJU-SI

Le bus pour Jeju-si part de Seogwipo à 15h36, 3 000 W (2 €), il y a 1h de trajet. Il me laisse sur l’avenue principale juste à côté de la guesthouse que j’avais repéré, Backpackers in Jeju. La nuit est à 40 000 W (28 €). J’en profite pour laver quelques vêtements, lavage et séchage gratuit.

Où dormir à Jeju-Si

  • 9 € : une chambre en dortoir à l’AJ Sorang Guesthouse est ce que vous trouverez de moins cher en ville
  • 30 € : Hotel Robero propose des chambres doubles avec salle de bain
  • 55 € : Astar Hotel, un hôtel 4 étoiles pas loin de la gare routière si vous devez prendre un bus
  • 120 € : Ramada Jeju City Hotel, si vous cherchez un peu de luxe cet hôtel d’une grande chaine est pour vous

Pour manger ce soir je rentre dans un de ces restaurants rapides et pas cher et vu qu’il n’y a pas de menu en anglais je choisis un plat en photo sur la vitrine un peu au hasard. Le plat est un mélange de riz, nouilles transparentes, bulgogi (viande) et légumes, le tout pour 5 000 W (3,50 €). C’est servi dans une assiette en fonte sur un plateau en bois pour que ça reste bien chaud. Le plat est assez épicé mais c’est bon.


VOL RETOUR JEJU – DAEGU

Le lendemain matin je prends le bus n°500 à l’arrêt City Hall direction l’aéroport de Jeju (1 000 W, 15 min).

J’ai acheté mon billet d’avion sur internet 3 semaines à l’avance pour le vol Jeju – Daegu. Compagnie : Asiana Airlines, prix : 65 200 W (46 €). L’avion est un B737-400, boisson offerte à bord. Départ à 9h35.

Lors de l’embarquement, j’ai eu droit à un petit coup de flip de la part de la sécurité de l’aéroport. En effet au moment de scanner ma carte d’embarquement pour monter dans l’avion, l’hôtesse me dit que je ne peux pas monter car il y a un problème avec mon bagage en soute. Arrive alors une autre personne qui me dit qu’il faut l’ouvrir, là je me demande vraiment ce qui peut bien se passer car mon sac à dos avec toujours le même contenu a déjà fait des dizaines d’aéroports différents sans jamais aucun soucis.

Cette personne m’emmène dans une pièce fermée avec un agent de la sécurité qui me demande d’ouvrir mon sac. Une nouvelle hôtesse arrive et me dit que j’ai un briquet dans mon bagage, là je pousse un ouf de soulagement ! En fait dans ma trousse de toilette j’ai un objet qui envoie des impulsions électriques qui servent à calmer les démangeaisons dues aux piqures de moustiques, et ils ont pris ça pour un briquet ! Ils repassent l’ensemble de mes bagages au scanner et en déduisent que c’était bien ça qui posait problème.

Du coup tout ce petit manège m’a mis en retard, on m’emmène en courant avec mon bagage jusqu’à un bus qui me dépose au pied de l’avion où je monte vite fait pendant qu’une personne met mon bagage en soute. C’est bon on peut décoller.

La suite de mon voyage en Corée du Sud m’amène au temple Haeinsa, à Gyeongju, Andong et enfin le village historique de Hahoe.

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