Accueil DestinationsAmériquesArgentine Road Trip dans le Nord Ouest Argentin autour de Salta
Argentine - Quebrada Cafayate boucle sud Salta

Road Trip dans le Nord Ouest Argentin autour de Salta

0 commentaire

Après avoir visité les chutes d’Iguazu, la prochaine étape de notre voyage nous amène dans le Nord Ouest Argentin (NOA). Nous effectuerons un road trip afin d’être le plus libre possible pour explorer la boucle nord de Salta via la Quebrada de Humahuaca et la boucle sud de Salta via la Quebrada de Cafayate. Nous en profiterons pour voir des sites un peu en dehors des ces deux boucles, notamment la magnifique montagne colorée Hornocal et la lagune Los Pozuelos.


Sommaire

Boucle Nord de Salta (3 jours)

Boucle Sud de Salta (3 jours)

Visite de Salta (2 jours)


Quelle type de voiture pour un road trip dans le Nord Ouest Argentin

Nous avons choisi de prendre un véhicule surélevé type SUV 4×2 plutôt qu’une voiture citadine classique car nous comptions faire pas mal de pistes (le prix pour un vrai 4×4 est trop cher). L’agence de location Localiza nous a fournit un Renault Duster. Au final ce fut un excellent choix car nous sommes passés partout (pistes de sables, rivières, routes défoncées, …).

Si vous comptez rester sur les routes goudronnées une simple voiture suffit, mais si vous envisagez un itinéraire qui sort un peu des sentiers battus alors le véhicule 4×2 type SUV est indispensable.

Pour profiter des meilleurs tarifs de location de voiture, je vous conseille de passer par un comparateur comme AutoEurope.


QUEBRADA DE HUMAHUACA (BOUCLE NORD DE SALTA)

Au nord de Jujuy la Quebrada de Humahuaca serpente jusqu’à la Bolivie. Il s’agit d’un canyon creusé par une rivière désormais à sec dominé par des montagnes révélant tout une gamme de couleurs en vagues ondulantes. La vallée classée au patrimoine mondial de l’Unesco est ponctuée de localités indiennes.

Salta à Purmamarca par la ruta 9

Après avoir récupéré la voiture à l’aéroport de Salta, nous mettons le cap sur la ville de Purmamarca située plus au nord. Sur les conseils du Guide du Routard, nous avons pris la ruta de la Cornisa (ruta 9) pour rejoindre Jujuy au lieu de l’autopista 9.

La ruta 9 est une piste étroite et sinueuse qui passe par la montagne en traversant d’épaisses forêts tropicales. Cette portion est beaucoup plus longue que la voie rapide et au final je ne trouve pas que cela vaille le détour, à faire si vous avez vraiment du temps et que vous aimez conduire sur des routes sinueuses. Nous avons mis 3h30 pour rejoindre Purmamarca depuis Salta où nous arrivons en toute fin d’après-midi.

Purmamarca

Dans le petit village de Purmamarca (510 habitants) nous essayons de rejoindre la pension que nous avons repérée. Le problème c’est que la plupart des rues sont en travaux et donc fermées à la circulation et les seules ouvertes sont piétonnes (à cause du marché sur la place centrale). Finalement nous y allons à pied, malheureusement la pension El Pequeño Inti est déjà complète.

On se rabat sur Hotel Killari. Ce n’est pas donné, 550 $Ar la nuit, mais vu l’heure qu’il est nous n’avons plus trop le temps de chercher et comparer. La décoration et le style de la chambre sont assez sympas (il y a même une cheminée) et il y a le chauffage dans la chambre, ce qui est bien nécessaire car la nuit il fait froid (nous sommes à 2 192 m d’altitude).

Purmamarca est très touristique et le prix des hébergements s’en ressent, nous avons croisé pas beaucoup de touristes pour un si petit village.

Où dormir à Purmamarca

Pour les adresses petits budgets pour routard, il faut voir directement sur place car il n’est pas possible de réserver par internet.

Paseo de los Colorados

On se lève avec le soleil à 7h pour faire la balade « Paseo de los Colorados », un sentier au départ du village de Purmamarca qui fait une boucle de 3 km autour de la montagne Cerro de los Siete Colores (mont des 7 couleurs).

Nous avons fait la boucle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en finissant au petit cimetière situé derrière l’église. La roche commence à être bien éclairée vers les 8h quand le soleil est passé au dessus de la montagne, c’est à ce moment que l’on peut profiter des couleurs magnifiques (pas la peine de venir plus tôt).

Le sentier de 3 km est quasiment plat et le spectacle sublime, à ne manquer sous aucun prétexte ! L’idéal est de le faire au lever ou au coucher du soleil, c’est là que les couleurs sont les plus belles. Nous finissons la boucle en revenant dans le village de Purmamarca au niveau de l’église et de son arbre (algarrobo negro) vieux de 700 ans.

En sortant du village de Purmamarca il y a un joli point de vue sur la montagne depuis le mirador geologico (c’est là où se trouve des vendeurs au bord de la route).

Quebrada Humahuaca Argentine

Tilcara

Situé 22 km au nord de Purmamarca, Tilcara qui veut dire étoile filante en quechua est surtout connue pour sa pucara, une forteresse de l’époque inca construite au sommet de la colline. Cette fortification précolombienne se dresse à 1 km au sud de la ville après le pont de fer et de bois, on peut y aller à pied (20 min) ou en voiture. L’entrée comprenant la visite du musée archéologique est de 50 $Ar par personne.

Le site profite d’une superbe vue et voit croître d’innombrables cactus cardon. Malheureusement les nuages se sont levés et cela ne fait pas ressortir les formes et couleurs des montagnes.

Le musée archéologique est situé dans le centre du village de Tilcara, il est assez petit et certaines salles sont fermées, je ne l’ai pas trouvé terrible.

Uquia

Nous continuons notre route dans la quebrada Humahuaca jusqu’au petit village d’Uquia (525 habitants). L’attraction de ce joli village est son église coloniale du XVIIe siècle aux plafond et confessionnal en bois de cactus qui abrite de remarquables tableaux baroques du XVIIe siècle (photos interdites à l’intérieur de l’église).

L’église n’ouvrant qu’à 14h (horaires 10h-12h et 14h-16h), nous en profitons pour manger dans le village car il s’y trouve une très bonne adresse (la seule d’ailleurs). Le restaurant s’appelle « Cerro las Señoritas », la propriétaire y cuisine des produits bio de son jardin. Nous prenons des empanadas qui sont vraiment excellents. 9 empanadas, 2 boissons et 2 tartes à la framboise faites maison pour 155 $Ar.

Humahuaca

Humahuaca est la bourgade la plus peuplée de la quebrada du même nom (8 000 habitants) mais aussi la plus belle. La ville a conservé son caractère authentique avec ses ruelles pavées, ses maisons en pisé et ses places pittoresques.

Nous nous mettons à la recherche d’un hébergement et on s’installe à « Residencial Humahuaca », une pension familiale de 10 chambres. Accueil très aimable, l’ensemble est simple mais très propre. La chambre avec petit déjeuner est à 300 $Ar.

Où dormir à Humahuaca

Là encore pour trouver des adresses petits budgets il faudra voir directement sur place. Pour ceux qui préfèrent réserver à l’avance ou un peu plus de standing, voici deux bonnes adresses.

Hornocal

Une fois nos sac à dos posés nous partons à Hornocal, surnommé la palette du peintre, une montagne aux multitudes couleurs qui vous fera oublier la montagne aux 7 couleurs de Purmamarca. Étrangement ce site n’est présent dans aucun guide touristique, peut être parce qu’il est sur une piste un peu loin de tout, mais il faut vraiment y aller si vous avez un véhicule (sinon il y a surement des agences à Humahuaca qui y organisent des excursions).

Comment aller à Hornocal

Pour s’y rendre depuis le village de Humahuca c’est assez simple malgré l’absence de panneau. Allez à l’est de la ville (rue Salta), passez le pont et prenez la piste 73 tout de suite à gauche. Cette piste en terre est assez bonne et peut se faire en voiture de tourisme (nous en avons croisé plusieurs). Il faut juste monter tranquillement car le moteur perd en puissance avec l’altitude, on arrive à plus de 4300m alors que Humahuaca se trouve à « seulement » 2989m.

Arrivé au panneau Hornocal, prenez le chemin sur la droite, il y a un droit d’accès de 30 $Ar (par voiture) pour accéder au site. Il faut ensuite continuer sur une piste un peu plus étroite jusqu’aux 2 points de vue sur cette magnifique montagne (on est ici à 4380 m d’altitude). Comptez 25 km et 1h de route depuis Humahuaca.

En redescendant, nous avons croisé nos premières vigognes, un cousin sauvage du lama qui vit en altitude dans les Andes.

Carte itinéraire pour se rendre de Humahuaca à Hornocal

La nuit a été assez bruyante, une fanfare a défilé dans les rues de Humahuaca hier soir, avec tambours, flutes de pan et tout l’attirail (même des pétards et fusées). Et cette joyeuse fanfare a eu la bonne idée de refaire un passage sous notre fenêtre à 1h du matin. Vu l’épaisseur de la vitre qui nous séparait de la rue on avait l’impression qu’ils jouaient dans notre chambre. Le lendemain matin elle a refait un petit tour à 8h du mat au cas où on ne se serait pas réveillé.

Abra Pampa

Nous prenons la ruta 9 vers le nord en direction de la Bolivie. Cette belle route bitumée longe la fin de la Quebrada de Humahuaca qui offre de superbes paysages de roches ondulantes et colorées avant d’arriver sur les hauts plateaux (la puna). Nous ne sommes plus qu’à 70 km de la Bolivie, mais on réserve ce pays pour un prochain voyage malgré l’envie d’y aller.

Après 90 km (environ 1h30) nous arrivons à Abra Pampa, une ville (1 300 hab) assez triste où il n’y a rien à voir ni à faire. Son seul intérêt est qu’elle représente une bonne halte technique, car on trouve ici la dernière station service avant celle de La Quiaca à la frontière de la Bolivie. J’en profite donc pour faire le plein d’essence (450 $Ar) car nous allons ensuite poursuivre sur des pistes. Le litre de super 95 est à 14,10 $Ar (plus cher qu’ailleurs car on est un peu paumé et surtout loin de tout).

Nous faisons le tour d’Abra Pampa pour trouver une panaderia mais rien à l’horizon, ni les points d’intérêts du GPS ni mes 3 tours de la ville n’ont permis de trouver quelque chose. Si jamais vous devez passer la nuit ici, j’avais fait quelques recherches et noté l’hôtel Cesarito (Sdor Perez 200). Finalement nous n’avons pas eu besoin de dormir à Abra Pampa donc je ne sais pas ce qu’il vaut, mais ça peut dépanner (de toute façon il n’y a pas grand choix).

Nous finissons par acheter de quoi grignoter pour ce midi dans une petite boutique, un paquet de chips, des crackers et surtout de l’eau (30 $Ar).


LAGUNA DE LOS POZUELOS

Nous continuons vers le nord en quittant la route goudronnée n°9 pour prendre la piste n°7 qui va en direction de la Laguna de los Pozuelos (située à 50 km au nord-ouest d’Abra Pampa). Los Pozuelos est à l’écart de la boucle nord de Salta, on la récupérera en redescendant.

La piste est très bonne et se fait facilement avec un véhicule de tourisme, sur certaines portions j’ai roulé à 80 km/h. Cette piste de montagne traverse de superbes paysages sauvages à plus de 4000 m d’altitude, nous avons croisé pas mal de vigognes et de lamas. La laguna de los Pozuelos est fléchée, impossible de se tromper. Il y a juste à la fin un portail à ouvrir pour pouvoir passer (et à refermer derrière soi), car la route traverse des terrains clôturés abritant lamas et vigognes.

Sur place il y a un petit parking (nous sommes d’ailleurs les seuls), il faut ensuite marcher quelques centaines de mètres jusqu’à la lagune.

La lagune sert de refuge à des milliers d’oiseaux, en particulier plusieurs espèces de flamants (roses, rouges et blancs). En cette période il y a moins d’eau et pas mal de vase tout autour de la lagune, ce qui rend l’approche au bord de l’eau difficile. Les oiseaux sont assez loin, on ne voit presque pas les flamants roses. Il faut un bon téléobjectif pour pouvoir les photographier. Je suis un peu déçu car je pensais les observer de plus près, finalement c’est les troupeaux de vigognes tout proche que l’on voit le mieux.


RUTA 11

Nous revenons sur nos pas par la piste 7 puis bifurquons 500 m au nord d’Abra Pampa sur la ruta 11, une piste de 140 km à travers les hauts plateaux de la Puna qui rejoint Salinas Grandes. C’est une bonne alternative à la route 9 goudronnée si vous n’avez pas peur de faire de la piste à travers des plaines désertiques sans croiser un seul véhicule. Les paysages sont d’ailleurs beaucoup plus sauvages.

Pas besoin de 4×4, la piste est faisable en véhicule de tourisme (j’ai roulé jusqu’à 90 km/h). A un moment nous avons croisé un âne sur la bord de la piste, j’ai sorti l’appareil pour le photographier et là une bergère a surgit de nul part pour me réclamer de l’argent. Je ne m’attendais pas à voir ça en plein désert, je lui ai quand même donné 5 pesos.


RUTA 75

A environ 70 km au sud d’Abra Pampa, on peut continuer sur la piste 11 ou prendre sur la droite la ruta 75, une autre piste qui passe par le cañon del Rio de las Barrancas. Ce canyon avait l’air intéressant sur le papier, nous avons donc décidé de poursuivre par la ruta 75. Je dois dire que j’étais content d’avoir un véhicule 4×2 car certains passages avec beaucoup de sable sont plus délicats, on avait l’impression de faire le Dakar. Ça passe avec un véhicule classique si vous avez déjà conduit sur des pistes sablonneuses et que vous faites attention. Le principal problème c’est qu’il n’y aura pas grand monde pour vous aider si vous êtes ensablé, nous n’avons croisé aucune voiture.  Les paysages du canyon sont superbes, nous n’avons pas regretté notre bifurcation.

La piste 75 finit par déboucher sur la route goudronnée 52 qui mène vers l’ouest au Chili. Le GPS m’a aidé pour tout cet itinéraire, notamment à la fin de la piste 75 quand deux tronçons se séparent sans aucun panneau indicateur. Le GPS n’est pas un luxe si vous faites les pistards dans le nord-ouest argentin.


SALINAS GRANDES

En prenant la route 52 en direction de l’est vers Purmamarca nous traversons Salinas Grandes, le plus grand désert de sel (salar) d’Argentine. Je ne l’ai pas trouvé très impressionnant, en fait je m’attendais à quelque chose de plus beau, je crois qu’il faudra attendre la Bolivie pour voir un superbe salar. Au bord de la route se trouve une maison toute en sel.


RUTA 52 DE SALINAS GRANDES À PURMAMARCA

Nous continuons sur la route 52 jusqu’à Purmamarca, les paysages sont magnifiques surtout avec la lumière de cette fin d’après-midi. Après avoir passé le col de Potrerillos à 4170 m, on aperçoit les nuages qui flottent au dessus de Purmamarca (2192 m), apparemment c’est souvent le cas.

Nous arrivons à Purmamarca à 19h après une longue mais très belle journée de piste. Un des meilleurs moments de notre voyage en Argentine. On se met à la recherche d’un hébergement et tentons la pension El Pequeño Inti (lors de notre passage le 12 septembre elle était complète) et cette fois il reste de la place. La nuit en chambre double avec petit déjeuner est à 320 $Ar.

Le retour à notre point de départ marque la fin de la boucle nord de Salta. Nous allons maintenant continuer sur la boucle sud.


BOUCLE SUD DE SALTA

La boucle sud de Salta emprunte la Quebrada de Cafayate puis les Valles Calchiquies (Cafayate, Angastaco, Molinos) pour arriver à Cachi. Elle se termine en rejoignant Salta par le Parque Nacional Los Cardones.


QUEBRADA DE CAFAYATE

Initialement je souhaitais descendre par la piste 79 au départ de Purmamarca jusqu’à San Antonio de los Cobres, mais il n’y a plus beaucoup d’essence dans la voiture et je ne sais pas s’il y a une station là bas (il n’y a quasiment pas d’information sur cette petite ville dans les guides). Il n’y a pas de station service à Purmamarca, la plus proche se trouve à 25 km au nord à Tilcara. Ne souhaitant pas faire d’aller retour pour rien nous descendons par la ruta 9 (plein d’essence pour 425 $Ar avec un litre à 13,2 $Ar).

Nous roulons vers le sud jusqu’à El Carril où nous faisons quelques courses au supermarché et achetons des sandwichs (50 $Ar). Depuis que nous sommes partis de Purmamarca, la route est bien monotone, nous étions nettement mieux hier sur les pistes.

Quebrada de la Alemania

Heureusement à partir d’Alemania cela s’arrange, nous entrons d’abord dans le quebrada de la Alemania puis dans la Quebrada de las Conchas (dite de Cafayate). La route traverse des paysages arides et spectaculaires, c’est l’un des trajets les plus beaux du nord ouest argentin.

Garganta del Diablo

Nous roulons en direction de Cafayate et notre 1er arrêt dans la Quebrada est à la Garganta del Diablo (la gorge du diable). Cette route est très touristique, vous risquez donc de rencontrer du monde à chaque arrêt.

Tres Cruces

Le 2ème site (ils sont tous indiqués par des panneaux) est Tres Cruces d’où l’on a un beau point de vue sur la vallée en escaladant la petite dune de terre rouge.

Les rochers El Sapo, El Fraile, El Obelisco, Las Ventanas et Los Castillos

L’arrêt suivant est El Sapo (le crapaud), un rocher érodé qui a la forme d’un crapaud puis 2 km plus loin El Fraile (le moine) qui lui est assez loin. Pas génial ces rochers, on peut continuer son chemin sans regret. Un peu plus loin El Obelisco est un rocher en forme de cheminée. 2 km plus loin se trouve Las Ventanas, un rocher en forme d’accordéon géant tout de terre rouge et ocre, percé d’une fenêtre. Le dernier point d’arrêt est Los Castillos, gigantesques citadelles rocheuses posées sur le lit du rio las Conchas. Les paysages sont dignes des westerns.

Cafayate

Nous arrivons à Cafayate à 17h, tout le centre ville est bouclé à cause d’une procession, du coup c’est un peu la galère pour chercher un hébergement. On essai d’abord l’hostal Nusta mais il est fermé pour congés, on se dirige donc au Rusty K Hostal, une pension rustique avec une charmante tonnelle, la nuit en chambre double avec petit déjeuner est à 350 $Ar.

Nous faisons ensuite un tour en ville, tout le monde est sur la place principale devant l’église pour écouter le discours du prêtre. Dans les rues adjacentes, les vendeurs ambulants de nourriture se préparent.

Où dormir à Cafayate

Cafayate possède une bonne offre d’hébergements avec pas mal d’établissements bon marché. Voici quelques bonnes adresses en ville.


VALLES CALCHAQUIES

Nous reprenons la route de la boucle sud de Salta en nous dirigeant vers Cachi par la ruta 40. Cette route se transforme en piste de terre à partir du village de San Carlos.

Quebrada de las Flechas

En remontant vers le village d’Angastaco, nous traversons la Quebrada de las Flechas, des formations rocheuses pareilles à d’énormes pointes de flèches préhistoriques sorties de terre.

Angastaco

Le petit village d’Angastaco (900 hab) semble complètement endormi, il est semblable à ceux que l’on trouve dans la région avec toujours une église et une place centrale arborée. Il y a un distributeur d’argent et une station service pour se ravitailler. A l’entrée du village on peut observer des dizaines de perroquets dans les arbres.

Molinos

Après 40 km de piste nous arrivons à Molinos (900 hab), un village de maisons blanches et en pisé couleur terre qui s’est constitué autour d’une finca bâtie en 1660. Son nom provient des moulins encore en activité qui bordent le rio Calchaqui.

Molinos possède une jolie église du XVIIe siècle (San Pedro de Nolasco) classée Monument historique, dont la charpente est constitué de bois de cactus. En face se trouve la splendide maison coloniale du dernier gouverneur de Salta. Très bien restaurée c’est aujourd’hui un hôtel de charme luxueux. Nous décidons d’y manger dans sa charmante cour ombragé, les prix sont assez chers, mais en se contentant d’empanadas (8 $Ar l’unité), on s’en sort pour le même prix qu’ailleurs (116 $Ar). C’est vraiment une belle halte dans un cadre très reposant.

Seclantas

Prochaine étape sur la route de Valles Calchaquies, Seclantas (300 hab) est un charmant village aux maisons blanches, berceau spirituel du poncho de Salta. On y trouve d’ailleurs de nombreux ateliers de tisserands.

Cachi

Nous parcourons encore 35 km pour arriver à Cachi. Avec toutes les pauses et le repas de ce midi nous avons mis environ 6 heures pour faire Cafayate – Cachi (160 km).

Arrivé en ville nous cherchons un hébergement mais il n’y a pas grand chose pour les routards, nous finissons par trouver une chambre à l’hôtel Nevado de Cachi, 250 $Ar. Ce n’est pas terrible mais ça fera l’affaire pour une nuit surtout à ce prix là.

Je profite de la station service de Cachi pour faire le plein d’essence (450 $Ar, le litre de super est à 13,19 $Ar). Nous faisons ensuite un tour dans la ville qui est assez petite, tout est concentré autour de la place centrale. Nous aurions bien visité le musée archéologique mais il est fermé.

Nous dinons chez Ashpamanta, un petit resto de spécialités italiennes où tout est fait sur place. La cuisine est ouverte sur la petite salle et l’on voit la cuisinière avec sa machine à pâtes. 2 plats et 2 boissons pour 208 $Ar.

Où dormir à Cachi

Pour les adresses bons marchés il faut voir directement sur place.

Le lendemain matin nous finissons notre boucle sud de Salta en roulant en direction d’El Carril. A partir de Cachi la route est à nouveau goudronnée (seule la portion entre San Carlos et Cachi est en terre).


PARC NATIONAL LOS CARDONES

Nous traversons le village de Payagosta puis entrons dans le parc national Los Cardones, du nom de la variété de cactus candélabres. La route traverse alors un immense plateau d’altitude, sec, aride et venteux, marqué par une maigre végétation et hérissé de milliers de cactus candélabres. Une longue route droite, la Recta Tin Tin, traverse cette zone semi-désertique sur 14 km.

Nous passons par le point le plus élevé de cette route, le col Piedra del Molino à 3 348 m d’altitude, marqué par une petite chapelle. La boucle est plus facile dans ce sens là car après le col ce n’est que de la descente.

Quebrada de Escoipe

S’ensuit les monts pelés de la cuesta del Obispo, la piste comporte de nombreux lacets et il n’est parfois pas facile de croiser ou de dépasser un camion (d’où l’avantage de la prendre dans le sens de la descente).

La route continue de descendre et nous arrivons dans la quebrada de Escoipe, la végétation est ici luxuriante et les montagnes sont rouges et vertes (dû au sulfate de cuivre).

Nous voilà de retour 2 jours plus tard à El Carril, ville qui marque la fin de la boucle sud de Salta. La portion la plus belle et que nous avons préféré dans cette boucle est celle de la Quebrada de las Conchas (dite de Cafayate), faisable en une après midi donc si vous n’avez pas assez de temps, faites au moins ce trajet (aller retour possible dans la journée depuis Salta).

Nous remontons en direction de Salta avant de bifurquer sur Campo Quijano où l’on mange dans une petite gargote, et pour ne pas changer nous prenons des empanadas (57 $Ar avec boissons).

Quebrada del Toro

Si nous avons pris la direction de Campo Quijano, c’est qu’à partir de là commence une piste (la ruta 51) qui suit la quebrada del Toro, la même qu’emprunte el tren a las Nubes (le train de nuages). Outre les paysages de la quebrada, on peut observer les ponts, tunnels et passages à niveau qu’emprunte le train.

En 2 heures de route on fait la partie la plus facile et la plus intéressante du cheminement qui aboutit à Chorillos. La viaducto de Polvorilla, à 4 200m d’altitude, long de 224 m et haut de 60 m et encore bien loin et nous ne pouvons malheureusement pas y aller car nous devons rendre la voiture de location demain matin.

La quebrada del Toro est bien moins impressionnante que celles que nous avons vu jusqu’à présent, trajet à faire que si on a du temps.

San Lorenzo

Nous rentrons à présent sur San Lorenzo, un petit village résidentiel à 7 km de Salta. Nous ne souhaitions pas aller dans Salta avec la voiture car il aurait fallut chercher un hébergement avec stationnement, et San Lorenzo fut une belle découverte, notamment l’hôtel Selva Montana où nous nous sommes posés. Il est situé sur la colline dominant le campagne dans un environnement superbe. Les chambres sont grandes et belles, idem pour la salle de bain, ça nous change de ce que nous avons eu et le prix est à peine plus élevé, 576 $Ar la chambre double avec petit déjeuner (wifi et piscine compris).

Vu l’état de la voiture après tous ces kilomètres sur pistes, on la fait nettoyer (lavage + aspirateur) dans un centre de lavage auto situé à San Lorenzo, non loin de l’hôtel (80 $Ar le nettoyage complet à la main). Je fais un dernier plein d’essence (170 $Ar) puis nous rendons la voiture à l’aéroport de Salta.

Kilomètres parcourus sur les boucles nord et sud de Salta : 1 500 km en 6 jours.


SALTA

De l’aéroport nous prenons un remis (taxi dont le montant est fixe pour une destination) pour rejoindre le centre ville de Salta (75 $Ar). Il nous dépose devant notre hébergement : la Posada Casa de Hernandez.

Où dormir à Salta

Plaza 9 de Julio

Nous avons prévu une journée et demi à la fin de ce road trip pour visiter la ville de Salta. Direction la place centrale, la Plaza 9 de Julio où se trouve le musée archéologique de haute montagne.

Ce musée retrace l’histoire d’une expédition qui a permis d’exhumer trois momies d’enfants à 6 739 m, sur le volcan Llullaillaco. On peut y voir les équipements des savants et explorateurs mais aussi tous les objets qui accompagnaient les sépultures des enfants. Le point fort de la visite et l’exposition d’une des momies, une seule est exposée à la fois par soucis de conservation, elle est changée tous les 6 mois (il y a un garçon de 7 ans et deux filles de 6 et 15 ans). C’est assez impressionnant de voir l’état de conservation de ces momies (photos interdites). Le prix d’entrée au musée est de 40 $Ar par personne. Si vous voulez voir à quoi ressemble une momie inca nous en avons vu une dans l’église du Carmo lors de notre voyage à Lisbonne.

Cathédrale de Salta

Située sur la Plaza 9 de Julio, la cathédrale de Salta de couleur rose a été consacrée en 1878 et renferme les cendres du général Guemes, héros de l’indépendance. Son intérieur est richement décoré avec notamment le très baroque autel central doré. Les églises de Salta ouvrent à la visite à partir de 17h.

Église San Francisco

A deux pâtés de maison à l’est de la place, l’église San Francisco de couleur rouge et ocre est le bâtiment le plus frappant de Salta. L’exubérante façade est dominée par une tour de 54 m de haut, dommage que la façade soit en réfection et remplacée par une bâche géante.

Cathédrale Salta Argentine

Musée Casa de Hernandez

Après un petit détour par le marché municipal nous visitons le musée de la ville Casa de Hernandez (donation 10 $Ar) sur l’histoire de Salta. La visite vaut surtout pour découvrir cette belle demeure datant de 1870.

Museo historico del Norte (Cabildo)

Nous visitons ensuite le museo historico del Norte (Cabildo) (entrée 20 $Ar par personne), un batiment du XVIIIe siècle classé monument historique abritant un musée consacré à l’évolution culturelle et historique de la province. La terrasse du musée permet d’avoir une jolie vue sur toute la place 9 de Julio.

Pour manger des empanadas réputés comme les meilleurs de la ville et en plus pas cher (6 $Ar l’unité), il faut aller chez El Farito, une adresse qui ne paye pas de mine avec quelques tables installées dans une courette mais dont les empanadas sont excellents.

Cerro San Bernardo

Nous montons sur le cerro San Bernardo, une colline qui domine la ville du haut de ses 250 m. La montée peut se faire en téléphérique : 85 $Ar l’aller retour ou 45 $Ar l’aller simple.

Depuis le sommet de la colline on a une vue sur Salta, mais je ne peux pas dire qu’il y ait quelque chose de beau à voir, c’est pas comme depuis le téléphérique de Quito avec les montagnes et volcans enneigés en arrière plan. Sur place une réserve de 100 ha est aménagé mais là encore ça ne casse pas 3 pattes à un canard, bref une visite qui ne vaut pas trop le coup surtout au prix du téléphérique pour monter (possibilité de venir à pied ou en voiture).

Le lendemain matin direction l’aéroport pour notre vol vers Buenos Aires avant d’enchainer avec un bus de nuit pour la Patagonie.

0 commentaire
0

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. Accepter En savoir plus