Accueil DestinationsOcéanieAustralie Road trip dans le Centre Rouge de l’Australie
Uluru (Ayers Rock) - Australie

Road trip dans le Centre Rouge de l’Australie

0 commentaire

La première étape de notre voyage en Australie nous amène directement dans le centre rouge où nous réaliserons un road trip de 5 jours afin de voir Kings Canyon, Uluru et Kata Tjuta.

Arrivée en Australie à Sydney

Après plus de 26 heures de voyage (dont 22h dans l’avion) nous arrivons enfin à l’aéroport de Sydney à 5h du matin. Après tout ce que j’avais lu sur la rigueur de l’immigration et de la douane australienne, je m’attendais à attendre un bon moment. En fait ce fût très rapide malgré plusieurs vols qui arrivaient à Sydney ce matin. L’immigration tamponne le passeport et la douane repasse tous les bagages aux rayons X. Ils ne m’ont même pas demandé ce que j’avais comme nourriture avec moi malgré le fait que j’ai coché que j’avais des aliments sur la carte de la quarantaine.

Une fois toutes ces formalités effectuées, Nous prenons la navette gratuite de la Qantas qui nous mène au Terminal 3 d’où partent les vols domestiques (enregistrement des bagages au Terminal 1). Il n’y a que Qantas qui propose des vols Sydney – Alice Springs. Nous profitons du temps d’attente pour acheter un adaptateur électrique et changer de l’argent.

Arrivée à Alice Springs

Départ à 9h50 pour une arrivée à Alice Springs à 12h45, même les vols internes sont longs en Australie. Il y a 30 min de décalage horaire (en moins) avec Sydney. C’est ici que nous récupérons la voiture que nous avons louée chez Europcar afin de visiter tout le Centre Rouge.

Je lis rapidement la notice d’utilisation pour voir comment fonctionne la boîte automatique et nous voilà partis pour notre road trip de 5 jours dans le centre rouge. Dès que l’on sort de l’aéroport un panneau nous indique qu’en Australie on roule à gauche (c’est sûr il ne faut pas oublier !). Au début ce n’est pas facile, on a les vieux réflexes comme chercher le levier de vitesse à droite ou mettre les essuie-glace à la place du clignotant (ben oui là aussi c’est inversé). Il faut rester bien concentré sur la route, mais heureusement on prend vite l’habitude. Il faut quand même faire attention aux carrefours et aux ronds points (oui j’ai pris un rond point à l’envers ! oups).

Où se loger à Alice Springs

Il est souvent nécessaire de passer au moins une nuit à Alice Springs quand on voyage par avion. Heureusement la ville offre des hébergements à tous les budgets :

West Macdonnell Ranges : Simpsons Gap

Après avoir posé les sacs à notre hôtel à Alice Springs, nous prenons la direction des West Macdonnell Ranges. Au bout de 22km sur la Larapinta Drive nous arrivons à Simpsons Gap, un imposant gouffre creusé par une rivière au débit rare (ça a pris 60 millions d’années quand même). D’ailleurs la rivière était complètement asséchée lors de notre passage, c’est marrant de voir un panneau « No swimming » alors qu’il n’y a pas d’eau. Le parking est juste à côté, il n’y a qu’une centaine de mètre à faire sur une petit chemin de terre plat afin d’atteindre Simpson’s Gap. C’est ici qu’on a vu nos premiers wallabies (des wallabies des rochers), il faut regarder attentivement pour les voir car ils ont la même couleur que la roche.

Alice Springs

Pour cette première journée nous n’avons pas été très loin, car après 2 jours sans dormir je suis vraiment fatigué et conduire dans ces conditions n’est pas prudent. Nous retournons donc sur Alice Springs afin de faire un petit tour dans le centre ville (qui est vraiment tout petit). Nous passons par Todd St, « LA » rue piétonne et commerçante d’Alice Springs, mais bizarrement tous les magasins sont fermés alors qu’il n’est pas encore 17h. Il n’y a que des aborigènes qui vendent quelques peintures sur toiles ou qui déambulent l’air hagard tel des marginaux … ça me rappelle tristement les indiens aux États-Unis ou au Canada, l’alcool a fait des ravages sur ces populations.

Petite info météo, malgré un très beau soleil et le fait que l’on soit en plein désert on supporte facilement un pull à l’ombre (le mois d’août correspond à l’hiver en Australie).


KINGS CANYON

Ce matin nous avons une longue route à faire pour atteindre Kings Canyon (Watarrka de son nom aborigène). Nous avons pris la route goudronnée qui passe par la Stuart Hwy, Lasseter Hwy et Luritja Rd. C’est la route la plus longue mais nous n’avons pas le droit de prendre les pistes non goudronnées avec la voiture de location (Mereenie Loop Rd et Ernest Giles Rd), le gars de chez Europcar me l’a bien rappelé avant de partir en me mettant en fluo sur une carte les routes interdites

Cela roule bien sur l’autoroute, 110-130 km/h suivant les portions, on a croisé plusieurs road trains, ces camions impressionnants qui ont 3 ou 4 longues remorques quand c’est pas plus. Il a même fallu en doubler, heureusement les lignes droites de plusieurs centaines de km et la bonne visibilité permettent de les dépasser sans risques. Certains routiers vous mettent le clignotant droit pour vous indiquer si vous pouvez doubler car derrière eux on ne voit même plus la route ! Nous avons également croisé nos premiers kangourous du désert, mais malheureusement ils étaient morts, il y en avait pas mal écrasés tout le long de la route. A défaut de kangourou vivant nous avons vu un aigle magnifique posé sur une carcasse.

On s’arrête manger à Kings Creek Station, situé 35km avant le canyon. Au menu hamburger de chameau. Nous avons mis environ 5h pour arriver à Kings Canyon en roulant bien et s’arrêtant juste pour manger.

Arrivés à Kings Canyon nous partons directement sur le Rim Walk, une boucle de 6 km autour et dans le canyon.

Je conseille vraiment de faire cette randonnée et de ne pas se limiter au « Creek Walk », c’est magnifique et assez facile hormis la montée abrupte de 100 m au début. Le sentier longe les sommets du canyon jusqu’au « Garden of Eden », une petite poche de verdure composée de cycas entourant une piscine naturelle. Nous continuons ensuite le long des sommets du canyon où nous longeons une paroi à pic (il faut faire attention en s’approchant car il n’y a aucune protection vous empêchant de tomber).

Le temps indiqué au départ de cette randonnée était de 3-4 h, mais nous l’avons faite en 2h20 en prenant notre temps. J’avais peur qu’on manque de temps car on est arrivé en milieu d’après midi mais c’est largement suffisant pour enchainer avec la rando. En plus il n’y avait quasiment personne à cette heure-ci.

Nous continuons notre route jusqu’au Kings Canyon Resort à 10 km, seul lieu d’hébergement dans le parc (sinon on peut se loger un peu plus loin à Kings Creek Station).


KATA TJUTA

Encore un réveil matinal aujourd’hui car nous aons 310 kms de route avant d’arriver à Yulara, le village du parc national Uluru – Kata Tjuta. Il fait frais le matin, nous partons avec le pull le temps que le soleil réchauffe l’atmosphère.

Environ 50 kms après avoir pris l’embranchement pour la Lasseter Hwy, nous apercevons au loin le Mont Conner, une montagne en plateau haute de 350m et qui ressemble un peu à ce que l’on trouve à Monument Valley aux États-Unis mais en beaucoup plus gros. Les aborigènes le surnomme Atila. Il y a un petit parking avec toilettes et un point de vue pour le photographier.

Un peu plus loin nous faisons un arrêt ravitaillement d’essence à Curtis Spring. Ce ranch est la dernière étape avant Yulara et l’alternative la plus proche au complexe d’Ayers Rock (qui se situe quand même à 100 km). Ici les pompes à essence sont accrochées avec un cadenas et il faut attendre que l’on vienne vous servir.

Après 3h de route, nous arrivons à Yulara. Nous mangeons vite fait un sandwich puis on s’occupe du check-in. Ici tout est hors de prix (surtout l’hébergement), mais il n’y a pas d’autre choix. The Lost Camel Hotel est le moins cher mais comptez tout de même 200 € la nuit.

Sans perdre de temps nous prenons la direction du parc, il faut un permis pour pouvoir y accéder. Le tarif est de 25 $ par personne, validité 3 jours. Il y a une sorte de péage avec une barrière où il faut présenter le permis à chaque entrée dans le parc. Cet après midi nous faisons la randonnée des Kata Tjuta et on réserve Uluru pour le lendemain. Les Kata Tjuta (qui signifie « beaucoup de têtes ») se trouvent à 53 km de Yulara.

Le principal sentier de randonnée appelé Valley of the Winds (vallée des vents) forme une boucle de 7,4 km qui serpente à travers les gorges, c’est celui que nous avons pris car l’autre paraissait moins intéressant et trop court (Walpa Gorge Walk – 2,6 kms). Ce sentier est superbe, on marche au travers de magnifiques gorges et des blocs aux formes étonnantes. Le chemin n’est pas vraiment plat (ça monte et descend) mais il n’y a pas de difficulté. On s’est retrouvé encore une fois quasiment seuls. Je conseille vivement de faire cette randonnée qui nous a pris 2h30 (annoncée entre 2 et 4 heures). Sur le chemin on trouve 2 points de ravitaillement en eau.

Nous arrivons au parking juste pour le coucher de soleil, la roche passe par toutes les nuances de rouge. Nous rentrons sur Yulara en faisant bien attention sur la route car c’est à cette heure-ci que les animaux sortent, notamment les kangourous (il est d’ailleurs interdit de rouler de nuit avec les voitures de location).


ULURU

Aujourd’hui est réservé à un des moments forts du voyage, le fameux rocher Uluru. Je rêvais de le voir en vrai et même après avoir des tas de photos quelle claque j’ai eu en arrivant devant. Ce rocher est vraiment magnifique et a quelque chose de mystique, je comprends que les aborigènes Anangu en aient fait un site sacré.

Uluru


Nous passons en premier au Visitor Center où il y a une mini exposition. On y trouve des cartes du site ainsi que pas mal de documentations (dont une brochure en français) pour en apprendre plus sur la culture Anangu. Pour le côté technique Uluru est un monolithe de 348 m de haut et 3,6 km de long (le plus grand monolithe au monde).

On se gare au Mala carpark pour débuter la randonnée de 10 km qui fait le tour d’Uluru (il est possible de le faire en voiture mais cela n’a pas le même charme). C’est aussi à partir de ce point que l’on peut faire l’ascension d’Uluru. Il est indiqué partout de ne pas grimper notamment sur des panneaux traduits dans plusieurs langues au pied du rocher. Uluru est un site sacré pour les aborigènes mais en plus c’est dangereux d’y monter, 35 personnes en sont mortes. Malheureusement nous avons vu beaucoup de monde grimper dessus (bien plus que ceux qui faisaient le tour), dans l’irrespect total du peuple aborigène vivant ici.

Tout le long des 10 km de sentier on s’aperçoit que le rocher est loin d’être lisse et qu’il y a plein de cavités dont certaines avec des peintures rupestres. Il y a beaucoup de sites sacrés le long du parcours, on ne peut donc pas les prendre en photo, c’est indiqué par un panneau mais parfois on a du mal à savoir ce que l’on peut prendre ou pas.
Le chemin est plat, il n’y a aucune difficulté, on trouve un point d’eau à mi-parcours. Évidemment c’est un peu plus monotone que Kings Canyon ou Kata Tjuta, mais c’est comme un pèlerinage, je voulais en faire le tour.
Cela nous a pris 2h30 en marchant tranquillement et en s’arrêtant sur les peintures rupestres. On est loin des 4 h annoncées au départ. De manière générale j’ai remarqué qu’ils surestimaient le temps des randonnées.

Nous rentrons sur Yulara casser la croute et se délasser à la piscine du The Lost Camel Hotel. L’eau est chauffée à 28°c car l’air est froid (surtout à l’ombre).

Nous retournons ensuite sur Uluru pour assister au coucher de soleil. En effet le rocher change de couleur avec la lumière et prend des tons ocre-brun, orange, rouge ou noir au fur et à mesure que le soleil se couche. C’est vraiment un spectacle fascinant et malgré qu’on soit en avance le parking pour voir le « sunset » est déjà plein. Il y a 2 parkings, un pour les voitures et l’autre réservé aux bus des tours opérateurs.

Pour repartir c’est la cohue, des dizaines de voitures sortent du parking et c’est l’embouteillage. Tout ce beau monde retourne sur Yulara en même temps. Nous dinons à l’Outback Pionner BBQ, le principe est simple, on achète la viande crue (crocodile, émeu, kangourou ou bœuf) et on l’a fait cuire soi-même sur des grandes plaques ou grilles. Pour les accompagnements c’est buffet à volonté. Un groupe joue en live devant les grandes tables en bois où nous mangeons, ambiance très sympa à l’australienne.

 

Retour à Alice Springs

Après avoir fait un tour au supermarché de Yulara (Ayers Rock Resort) pour notre petit déjeuner, nous mettons le cap sur Alice Springs pour 450 km de route dans le désert. Cela nous a pris 4h30 en comptant la pause essence à Curtin Spring et la pause déjeuner à Mt Ebenezer.

Mt Ebenezer est une roadhouse sur Lasseter Highway qui en plus de proposer à manger, possède une galerie aborigène (vous pouvez y acheter des souvenir moins cher qu’à Yulara). On y trouve également une pompe à essence.

De retour à Alice Springs dans l’après-midi, nous cherchons à occuper le temps qu’il nous reste mais la ville de 26 000 habitants n’offre pas grand chose à faire et à voir (nous ne reprenons l’avion que demain matin). Nous décidons d’aller faire un tour au Desert Park, un centre qui a rassemblé les animaux du désert australien. Si vous n’avez pas vu d’animaux dans le désert (ce qui n’est pas facile vu son immensité), c’est l’occasion de faire leur connaissance. La « noctural house » permet de voir les animaux nocturnes comme le bilby, le mala ou la chauve-souris fantôme. C’est le coin le plus intéressant dans ce parc, sinon il y a surtout des oiseaux et quelques kangourous rouges (les premiers que l’on a vu vivant). L’entrée est à 20$.

Aujourd’hui je ne retournerai pas dans ce parc car pour des raisons éthiques et de bien être animal je ne visite plus de parcs animaliers depuis quelques années.
Mise à jour 2019


RÉCAPITULATIF DE NOTRE VOYAGE DANS LE CENTRE ROUGE

Durée du voyage : 5 jours

Distance parcourue en voiture : 1 500 km

Temps de trajet entre les différents sites :

  • Alice Springs – Kings Canyon : 5 heures
  • Kings Canyon – Yulara (Uluru et Kata Tjuta) : 3 heures
  • Yulara – Alice Springs : 4h30

Hébergements :

Nous avons parcourus beaucoup de kilomètres dans ce désert australien, mais cela en valait vraiment la peine. Avec le recul nous aurions du rester 1 ou 2 jours de plus dans le centre rouge afin de voir également les Macdonnell Ranges et Rainbow Valley (pour cette dernière il faut un 4×4). C’est une des régions que nous avons préféré en Australie.

0 commentaire
0

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. Accepter En savoir plus