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Parc Corcovado Costa Rica

Parc Corcovado et péninsule d’Osa, le Costa Rica sauvage – Road Trip #5

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Nous avons un peu plus de 200 km de route (3h30) pour rejoindre Puerto Jimenez dans la Péninsule d’Osa depuis le parc Manuel Antonio. La principale raison de notre venue dans cette région reculée du Costa Rica est de découvrir le très sauvage Parc National Corcovado.


Étape du jour 1 : rejoindre Puerto Jimenez sur la péninsule d’Osa

La péninsule d’Osa, à la pointe sud-ouest du pays, est considérée par les Ticos et les touristes comme l’endroit le mieux préservé et le plus pittoresque du Costa Rica. Ciselée par les eaux paisibles du Golfo Dulce, la péninsule contient le Parc National Corcovado, qui protège l’une des dernières forêts pluviales de la côté pacifique, et constitue un vaste corridor biologique.

La route 34 qui longe le pacifique roule bien, la limitation de vitesse est fixée à 80 km/h, par contre la route 245 qui permet d’atteindre la Péninsule d’Osa est une catastrophe, c’est la pire route goudronnée que nous ayons pris. Elle est remplie de nids de poule et il faut sans sens zigzaguer ou ralentir pour éviter les trous, du coup cela rallonge pas mal le temps de trajet. Et les nids de poule ressemblent plus à des nids d’autruche tellement ils sont gros, par certains endroits c’est des morceaux entier de route qui ont disparus. Heureusement à partir de La Palma la route redevient de bonne qualité.

Puerto Jimenez

Puerto Jimenez est vraiment différent des autres villes que nous avons vues jusqu’à présent, c’est tout petit, il n’y a qu’une seule route goudronnée qui traverse le centre ville et les autres sont en terre. La ville est calme, il y a très peu de touristes, on a un peu l’impression d’être au far west.

Nous déjeunons au restaurant Carolina, 2 jus de fruits, 1 burger et 1 BLT pour 9 000 ¢. En tournant un peu dans la ville, nous trouvons une laverie, la personne ne parle pas du tout anglais mais nous nous débrouillons pour nous faire comprendre, ici c’est 800 ¢ le kilo pour du linge lavé séché et plié. Nous récupérerons le linge 2h30 plus tard.

Un gros orage s’abat sur la ville et nous oblige à rester dans notre chambre une bonne partie de l’après midi. Même durant la saison sèche il pleut pas mal dans cette région et nous nous en apercevrons bien vite.

Hébergement à Puerto Jimenez


Étape du jour 2 : Cabo Matapalo

Nous nous levons à 6h45 pour aller prendre un petit déjeuner chez Carolina à 7h, heure d’ouverture du restaurant. Nous passons ensuite au plus gros supermarché de Puerto Jimenez (il n’y en a que deux), le « Corcovado B.M », pour acheter de l’eau (une bouteille de 2L et deux d’1L pour 2 250 ¢). Nous prenons ensuite 2 sandwichs et 2 viennoiseries à la Panaderia (2 000 ¢) car ils n’en vendent pas au supermarché. Avec tout ça nous sommes équipés pour notre pique nique de ce midi.

Nous partons ensuite en voiture vers Cabo Matapalo situé à la pointe de la péninsule d’Osa à 17 km au sud de Puerto Jimenez. La route en terre pour Carate est assez bonne, nous roulons facilement à 50 km/h, il y a juste 2 guets à traverser, seule raison à avoir un 4×4 pour cette route.

Nous garons notre véhicule à l’embranchement entre la route pour Cabo Matapalo et celle pour Carate car à partir de là la route devient beaucoup plus cahoteuse avec de grosses pierres, je préfère la parcourir à pied d’autant qu’on y voit pas mal d’animaux.

Nous marchons sur la route en direction de Cabo Matapalo jusqu’aux arbres où nichent les aras rouges (des amandiers dont ils se nourrissent) puis ne voyant toujours pas Playa Matapalo et la chaleur se faisant pesante, nous décidons d’aller sur Playa Pan Dulce pour nous baigner et pique niquer. En chemin nous tombons sur une colonie de capucins moines et de singes araignées à même pas 10 mètres de nous. Pas farouches du tout, nous sommes restés un long moment à les observer.

Playa Pan Dulce

La plage Pan Dulce est du genre sauvage avec pas mal de pierres, ce n’est pas vraiment la plage carte postale que l’on peut s’imaginer mais le site a quand même du charme et il n’y a quasiment personne. Les vagues sont assez fortes ici et Émilie en fera les frais en se prenant une belle gamelle et s’écorchant un peu partout à cause de toutes les pierres présentes.

Comme je n’ai pas pris la trousse de secours avec moi, nous retournons au lodge pour désinfecter tout ça et peu de temps après notre arrivée un gros orage éclate avec des pluies diluviennes. Nous avons bien fait de rentrer finalement, je me demande si les gués auraient été franchissables avec toute cette eau tombée.

Retour à Puerto Jimenez

En attendant que la pluie cesse nous prenons un smoothie chez Carolina (un des seuls endroits pour déjeuner ou boire un verre). La pluie continue de tomber toujours de plus belle et les égouts devant être inondés (enfin je ne suis même pas sur qu’il y en ait), nous voyons tout d’un coup sortir d’un gros regard une cinquantaine de gros cafards qui envahissent le restaurant. Le plus marrant étant tout le personnel qui leur courait après pour les écraser.

Nous réservons un guide pour une excursion demain dans le parc de Corcovado. Le tarif est de 100 $ pour deux personnes et c’est nous qui emmenons le guide jusqu’au parc avec notre véhicule (cela reste beaucoup moins cher que les tours organisés).

Pour pouvoir entrer dans le parc Corcovado il faut payer les droits d’entrée (10 $ / pers), mais comme il y a eu des abus de gardes forestiers qui se mettaient l’argent dans les poches, il faut maintenant payer par virement bancaire avant d’entrer dans le parc. Il faut aller à la Banque National du Costa Rica située juste un peu plus haut pour faire un virement de 10 000 colones (ou 20 $) sur le compte bancaire géré par le parc (numéro de compte qui m’a été donné par la personne chez qui nous avons pris le guide).

Une fois le virement fait il faut bien garder le justificatif qu’il faudra montrer le lendemain aux gardes forestiers.
J’aurais bien voulu faire une randonnée de plusieurs jours dans le parc de Corcovado mais Émilie ne se sentait pas de le faire, du coup nous avons opté pour une journée de randonnée autour de la station La Leona.

Nous retournons au supermarché pour faire des provisions et à la Panaderia pour prendre 2 sandwichs pour demain midi. Nous commençons à connaître Puerto Jimenez comme notre poche !

Il pleuvra toute l’après midi et la soirée, la Péninsule d’Osa est vraiment une région très très pluvieuse et encore nous sommes en saison « sèche ».


Étape du jour 3 : Parc national Corcovado

Nous avons rendez-vous avec le guide à 5h devant le restaurant Carolina, d’où nous partons avec notre 4×4 en direction de Carate, porte d’entrée du Parc National de Corcovado.

Le village de Carate, situé à 45 km au sud de Puerto Jimenez, se résume à un aérodrome et une pulperia. La route jusqu’à Carate est assez bonne, il y a juste quelques passages plus difficiles sur la fin mais rien de compliqué. Il faut passer environ 5 gués dont un plus important où le pot d’échappement est passé sous l’eau (il faut donc garder une accélération continue pour ne pas que l’eau entre). J’ai mis 1h10 pour faire le trajet Puerto Jimenez – Carate en roulant assez vite.

Nous garons le 4×4 sur le parking à côté de la pulpéria, d’après le Lonely Planet ce parking est payant mais la personne propriétaire de l’établissement ne nous a rien demandé (peut-être parce qu’elle connaissait notre guide).

Station La Leona

Nous marchons ensuite 3,5 km sur le sable de la plage pour atteindre la station La Leona. Le paysage est magnifique entre la mer et ses gros rouleaux, la plage à perte de vue et la forêt avec ses cocotiers.

Nous remarquons à plusieurs reprises sur la plage des traces de tortues qui sont venus pondre dans la nuit.

A la station La Leona, je donne au garde forestier le reçu du virement que j’ai fait la veille pour payer l’entrée du parc Corcovado (10 $ / pers) car il est impossible de payer directement sur place.

Sendero Rio Madrigal

Nous prenons ensuite le Sendero Rio Madrigal, un sentier qui longe la plage à l’intérieur de la forêt en direction de la station Sirena située à 16 km. L’avantage de ce sentier est qu’il est à l’ombre, cela évite de marcher sur la plage en plein soleil.

Sur le chemin, nous avons croisé un ancien cimetière avec 2 tombes. Il y a plusieurs décennies avant que la région ne soit classée en parc national, ce secteur était habité. D’ailleurs on trouve beaucoup de bananiers dans la forêt, cette partie est une forêt secondaire, c’est à dire qu’elle a été modifié par l’homme avant de reprendre ses droits contrairement à une forêt primaire qui elle n’a jamais été touchée.

Le guide nous a montré pas mal de plantes médicinales utilisées par les locaux et les indiens (les Guaymi), au niveau de la faune nous avons vu principalement des capucins moines.

Rio Madrigal

Nous arrivons au Rio Madrigal, une rivière où l’on peut se baigner. Pour la traverser on peut marcher sur les pierres en espérant ne pas mettre les pieds dans l’eau ou retirer ses chaussures. Par flemme d’enlever les miennes je tente la traversée en passant de pierre en pierre et évidemment je finis les pieds dans l’eau. Je suis bon pour un essorage de chaussette arrivé de l’autre côté. Heureusement j’ai pris des chaussettes techniques qui sèchent assez vite (il faut bannir le coton).

Nous continuons toujours sur le sentier en direction de la station Sirena. Nous y croisons beaucoup de bernard l’hermite et de crabes halloween. Nous avons également vu des écureuils, des aras rouges ainsi que des singes araignées.

El Barco

Notre randonnée continue jusqu’à « El Barco », une épave de bateau qui s’est échoué contre les rochers. Il est 10h50 et nous prenons notre lunch sur la plage, nous avions acheté de quoi manger hier à Puerto Jimenez, il est un peu tôt pour manger mais nous sommes levés depuis 4h30 ce matin.

Nous marchons encore une vingtaine de minutes en direction de Sirena puis nous rebroussons chemin afin de ne pas traverser la rivière à marée haute. Sur le chemin du retour nous avons la chance de croiser une colonie de singe écureuil, c’est la première fois que nous en voyons (contrairement aux singes araignées et capucins moines que l’on croise un peu partout au Costa Rica). Nous les avions loupés à Manuel Antonio et j’avais peur de ne pas en voir lors de notre voyage, c’est le primate le plus rare d’Amérique Centrale. Il est vraiment trop mignon, c’est celui que je préfère des quatre espèces de singes vivant au Costa Rica.

Retour à Puerto Jimenez

Nous rentrons à Puerto Jimenez à 15h45, ce qui fait une excursion de quasiment 11 heures entre le moment où nous sommes partis de Puerto Jimenez et le retour. Pour le montant que nous avons payé (50 $ chacun) je trouve que c’est raisonnable. .

J’ai randonné avec un pantalon et un t-shirt technique à manche longue afin d’éviter les piqûres de toutes les petites bêtes (il y a beaucoup de tiques dans le Corcovado). Il faisait chaud mais c’est tenable (nous avions 2 L d’eau par personne). Nous avons eu de la chance car il a fait beau toute la journée, c’est la 1ère fois qu’il ne pleut pas depuis que nous sommes arrivés.

Le soir nous prenons une excellente pizza au restaurant italien « Il Giardino ».

Demain nous quittons la Péninsule d’Osa pour repartir dans le centre du pays au parc Los Quetzales et au volcan Irazu.

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