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Cascade forêt Sinharaja Sri Lanka

Randonnée dans la forêt de Sinharaja par Deniyaya

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De retour de notre safari dans le parc national de Yala, nous partons vers la forêt de Sinharaja afin d’y observer là aussi des animaux mais cette fois lors d’une randonnée.


DENIYAYA

Le bus pour Deniyaya passe à Tissamaharama à 6h10, nous le prenons directement devant notre guesthouse. C’est un bus rouge du gouvernement, pas très confortable, j’ai à peine la place de mettre mes jambes, mais au moins nous sommes assis. C’est une liaison direct Tissa – Deniyaya, ce qui nous évitera de changer en cours de route. Le tarif est de 180 rp (1,2 €) par personne.

Nous arrivons à la gare routière de Deniyaya après un trajet assez long de 5h10. Nous enchainons avec un tuk-tuk (200 rp) jusqu’à la Rainforest Lodge où nous avons réservé hier.

Où dormir à Deniyaya

Nous partons ensuite nous promener autour de l’hôtel dans les plantations de thé et les rizières, mais il n’y a rien de spécial à faire, tous les chemins qui partent de la route en terre mènent vers des habitations. Les gens nous saluent tous sur le chemin, ici les habitants voient passer beaucoup moins de touristes qu’ailleurs.

Étant fan d’oiseaux (vous l’avez surement remarqué si vous lisez ce carnet de voyage depuis le début 🙂 ) je trouve quand même quelques espèces à observer dans les environs.


RÉSERVE FORESTIÈRE DE SINHARAJA

Le lendemain matin nous partons à 7h40 en tuk-tuk sur des routes défoncées à travers rizières et plantations de thé pour rejoindre la réserve forestière de Sinharaja. Nous avons réservé cette excursion auprès du Rainforest Lodge, 5 500 rp (36,6 €) tout compris pour 2 personnes (transport, guide et entrée du parc).

Cette forêt tropicale humide, inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco en 1989, est réputée pour l’observation des oiseaux avec 160 espèces recensées, dont 18 des 20 espèces endémiques au Sri Lanka. Étant fan de photographie animalière et tout particulièrement des oiseaux, je me suis dis que je ne devais pas louper la visite de cette forêt.
Les mois les plus secs, août-septembre et janvier-début avril sont les plus propices au trekking. La température moyenne est de 24°C avec un taux d’humidité de 87%.

Nous arrivons à l’entrée de la forêt de Sinharaja à 8h30. Notre chauffeur de tuk-tuk nous attendra là et nous partons avec le guide que nous avons récupéré quelques centaines de mètres plus tôt au niveau d’un petit commerce. Avant d’entrer dans la forêt, il nous met du gros sel sur les chaussures car la forêt regorge de sangsues. Nous avons emporté en plus nos mini-guêtres afin d’éviter toute incursion d’animaux. En dehors de la saison des pluies il y a peu de risque de se retrouver attaqué par des sangsues mais il vaut mieux prendre ses précautions.

Parmi les divers points d’accès à la forêt de Sinharaja, les plus pratiques se situent au nord-ouest via Kaduwa (au sud de Ratnapura) et au sud-est via Mederapitiya (accessible depuis Deniyaya). Venant de Deniyaya, nous avons donc visité la partie sud-est du parc, je ne sais pas si le partie nord-ouest est équivalente ou pas.

Le chemin en terre qui traverse la forêt est utilisé par les habitants pour relier deux villages, du coup nous croisons plusieurs motos loin d’être discrètes, on a déjà fait mieux pour l’observation des animaux ! D’ailleurs depuis que nous sommes rentrés dans la forêt, nous n’avons pas vu grande chose, le guide nous montre quand même les plantes et arbres et nous donne des explications sur leur utilisation. On trouve par exemple des palmiers dont la sève sert à confectionner le jaggery, du sucre brun. La forêt ressemble beaucoup à ce que nous avons vu au Costa Rica, les animaux en moins.

Au milieu de la forêt, après le pont suspendu rouge, se trouve un centre pour visiteurs avec plusieurs plaquettes explicatives sur les forêts, les animaux et les écosystèmes. Il y a également un mini-parcours pédagogique avec des plantes, mais rien de transcendant. J’ai eu l’impression que c’était plus un arrêt pour que notre guide se repose et discute un peu avec les rangers qu’autre chose.

Nous arrivons à une rivière que nous devons traverser pour rejoindre une cascade un peu plus loin. Il faut franchir la rivière à pied en s’aidant des quelques rochers, nous avons de l’eau jusqu’à mi-cuisse et il faut se tenir par la main pour avancer. A ce moment là j’avais qu’une peur, que mon sac photo tombe dans l’eau.

Une fois de l’autre côté on se pose sur un rocher devant la cascade. Nous aurions pu nous baigner mais l’eau est un peu froide. Le site est vraiment agréable, nous sommes restés un petit quart d’heure. C’est ici que se termine notre randonnée, nous rebroussons chemin jusqu’à l’entrée du parc. Nous finissons la randonnée à 12h10 (3h40 de marche).

Cascade forêt Sinharaja Sri Lanka

Bilan randonnée dans la forêt de Sinharaja

Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux dans le parc à part quelques reptiles, un écureuil et un singe. Aucun oiseau alors que la forêt est renommée pour ça, je suis assez déçu même si je sais qu’il n’est jamais garantie de voir des animaux. Surtout que les oiseaux se cachent facilement dans les grands arbres des forêts humides (expérience déjà vécue au Costa Rica). L’heure de la randonnée n’était pas forcément propice non plus.

Toujours est-il qu’en rapport à notre expérience et en prenant en compte le temps de trajet jusqu’à Deniyaya et le prix de l’excursion, je ne conseillerai pas de faire le détour jusqu’à la réserve forestière de Sinharaja. La randonnée dans le parc est agréable, mais l’on peut faire des treks un peu partout au Sri Lanka. Nous avons vu plus d’animaux dans le parc de Yala alors que nous étions en jeep. Mais il est vrai que c’était un écosystème différent et beaucoup plus dégagé.

Deniyaya

Comme nous avons déjà exploré les alentours de notre lodge hier, nous décidons de marcher jusqu’au centre de Deniyaya, à environ 15-20 minutes à pied.

Juste en dessous de l’hôtel, nous rencontrons une jeune fille qui commence à discuter avec nous dans un très bon anglais. Les échanges avec les habitants sont vraiment sympas dans ce coin du pays car il n’y a quasiment pas de touristes. Les gens sont un peu étonnés de voir deux étrangers se balader, nous attirons tous les regards et les sourires. Les enfants mais aussi les adultes nous saluent à chaque fois que nous passons avec toujours la même question qui n’attend pas forcément de réponse, « where are you going ? ». C’est la bonne expérience de cette venue jusqu’à Deniyaya, nous avons rencontré des personnes qui ne prennent pas le touriste pour un porte-monnaie.

Deniyaya est plus un village qu’une ville, nous nous promenons sur la route principale et achetons deux brioches (20 rp) lors du passage du boulanger ambulant. On ne peut pas louper sa camionnette grâce à la musique caractéristique qu’il diffuse (à ne pas confondre avec celle du marchand de glace).

La suite de notre voyage au Sri Lanka continue vers les plages du sud de l’île à Mirissa et Galle.

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