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Sakya, Shegar et le camp de base de l’Everest

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Sakya

Aujourd’hui nous prenons la route pour le Monastère de Sakya (4 280 m) qui se trouve à 160 km au sud ouest de Shigatsé. On y accède par une route de 26 km qui biffurque de la friendship highway entre Shigatsé et Lhatsé. La route est assez récente et en parfait état. On arrive un peu avant midi à Sakya, on prend notre repas au restaurant de l’hôtel (Sakya Manasarovar Hotel) et on part visiter le monastère.
Après la visite du monastère, on fait une petite ballade sur les hauteurs de Sakya. On est en pleine moisson et les paysans s’activent pour la récolte de l’orge.

Le monastère fut fondé en 1073 par Konchok Gyelpo. C’est le siège de l’une des quatre grandes écoles du bouddhisme tibétain, l’école semi réformé des Sakyapa (« bonnêts rouges »). Ses murailles austères abritent des trésors du XIIIème siècle.
Le monastère tire son nom de la couleur de la terre du site, Sakya signifiant « terre fauve ».
Histoire Sakya

En fin d’après midi on va prendre un verre (de thé ou de bière) au restaurant du monastère. Deux nones qui étaient déjà là nous invitent à leur table. Dommage qu’on ne puissent échanger de mots, ces dernières ne parlant pas l’anglais et nous le tibétain ou le chinois. Le repas du soir, comme celui de midi, se prendra au restaurant de l’hôtel.

Shegar (New Tingri)

Le lendemain départ de Sakya pour rejoindre Shegar (4 350m) alias New Tingri (à ne pas confondre avec le village de Tingri) qui se trouve à une centaine de kilomètres de là. La route passe par le plus haut col que nous traverserons, le Gyatso La à 5 220 mètres.

On arrive à Shegar un peu avant midi et l’on déjeune au restaurant de notre hôtel (Qomo Lang Ma).
L’après midi on part faire une randonnée sur la forteresse (Shegar Dzong). Cette forteresse a de tout temps constitué un poste défensif important face aux guerriers Gurkha venu du Népal. Détruite au moment de la Révolution culturelle, ses ruines ont toutefois conservé splendeur et majesté.
Pendant toute notre randonnée on a été accompagnée par des enfants du village.

En grimpant à travers le village on accède à un petit temple situé à mi-chemin du sommet de la colline. Ce temple aurait été fondé en 1266 par un moine de l’école Sakyapa. Il a subit d’importantes destructions pendant la révolution culturelle.
Pour ce temple qui ne doit pas être très visité, le moine nous a autorisé à prendre des photos à l’intérieur.

Camp de base de l’Everest

Départ de Shegar pour Rongbuk et le camp de base de l’Everest. La piste en terre qui est en assez bon état franchit le col Pang-La (5 200m) d’où l’on a une vue magnifique sur l’Himalaya et 4 sommets à plus de 8 000 mètres.
Dans l’ordre de gauche à droite : le Makalu (8 463m), le Lhotse (8 516m), l’Everest (Qomolongma) le plus haut sommet du monde à 8 850m et le Cho Oyu (8 201m). Il n’y a aucun nuage et le spectacle est vraiment magnifique.

On arrive à midi à la guesthouse du monastère de Rongbuk (4 920m). La guesthouse est composé de dortoirs de 4 lits (je suis dans un dortoir avec Michel, un Chinois et un Suisse Allemand). Le confort est assez sommaire (normal à cette altitude), il n’y a pas d’eau et les WC situés à l’extérieur se limitent à une cabane avec un trou que l’on repère vite grâce à l’odeur qui s’en dégage.
On prend notre repas de midi dans le restaurant de l’auberge du monastère, il y a pas mal de monde.
L’après midi est réservée à un des grands moments du voyage : la montée au camp de base de l’Everest (5 150m), située à 8 km de Rongbuk. La montée peut se faire à pied ou en carrioles tractées par des chevaux suivant le choix de chacun.
Ce camp de base des expéditions est constitué d’une vingtaine de tentes qui servent de « restaurants » / magasins durant la journée et d’hôtels pendant la nuit.
On trouve un peu plus loin les tentes des expéditions. Il y en avait quelques unes lors de notre passage.
Arrivée au camp de base on découvre l’Everest d’encore plus prêt, c’est une sensation magique de se sentir aussi prêt du sommet le plus haut du monde. On y voit clairement le neige emportée par le vent à son sommet (ce qui ressemble à un nuage). On a vraiment de la chance, il n’y a pas un seul nuage et l’on peut en profiter un maximum.
L’Everest – 8 848m

La température extérieure, accentuée par un vent fort, commence à être très froide en fin d’après midi, il est temps de redescendre.
On prend le repas du soir dans le même restaurant et direction le dortoir pour un repos bien méritée (une nuit passée à 4 920m sans soucis).

Zhangmu (Khasa)

Longue journée de route entre le Monastère de Rongbuk et Zhangmu (Khasa) situé sur la frontière avec le Népal.
Nous prenons notre repas de midi dans un petit restaurant tibétain à Tingri. Restaurant typique avec son pôele au milieu de la pièce et les cuisinières qui l’alimentent avec de la bouse de yack comme combustible. A noter que les serviettes sont remplacées par un rouleau de papier toilette.
On continue notre route en passant nos 2 derniers cols à plus de 5 000m (Lalung La et Thong La) et profitons une dernière fois de ce spectacle offert par l’Himalaya.

A 12km avant Nyalam on devait s’arrêter pour visiter le petit monastère de Pelgyéling où se trouve la plus connue des grottes de Milarepa. Manque de chance la visite est impossible, la grotte est fermée pour je ne sais plus quelle raison.
On arrive à Nyalam en fin d’après midi. A l’origine on devait s’arrêter ici pour passer la nuit, mais comme la guesthouse ne possédait pas de douche et qu’on venait déjà de passer une nuit dans une guesthouse sommaire au camp de base de l’Everest, la plupart des personnes du groupe se sont un peu plaint. Michel et moi on s’en foutait, ça ne changeait rien pour nous, faut savoir voyager dans des conditions sommaires quand on vient au Tibet.
Après que notre guide ait vérifié la disponibilité de chambres à Zhangmu, on rembarque les bagages et on reprend les 4×4 direction la frontière.

Le paysage change radicalement entre Nyalam (3 750m) et Zhangmu (2 300m). On amorce la descente du plateau tibétain par les fameuses gorges de l’enfer, où l’ont voit réapparaitre des arbres.
La ville de Zhangmu se limite à des constructions récentes accrochées de part et d’autre de la route principale qui serpente dans le village. Cette ville n’a strictement aucun attrait à part être le poste frontière avec le Népal.
Nous nous installons à notre hôtel et prenons notre diner dans un restaurant de la ville.

De la frontière Tibétaine vers Katmandou

On se présente à 09h30, heure d’ouverture, au poste frontière de Zhangmu pour les formalités : vérification individuelle des passeports et du permis de groupe.
Après être passé sans encombre, on reprend les 4×4 pour s’arrêter juste avant le pont de l’Amitié à quelques kilomètres de là. C’est ici que l’on quitte notre équipe tibétaine, on dit au revoir aux 3 chauffeurs et à notre guide tibétain et des porteurs népalais prennent le relais des véhicules pour transporter nos bagages.
On traverse le pont de l’Amitié à pied pour arriver au village népalais de Kodari. On fait notre visa népalais (gratuit car séjour inférieur à 3j, prévoir une photo).

C’est à partir de là que les difficultés commencent, on apprend qu’il y a 2 grèves différentes de routiers sur la route entre Kodari et Kathmandou et que le bus qui devait venir nous chercher est bloqué beaucoup plus bas.
Le 1er blocage est fait par des routiers se plaignant de s’être fait arrêter pour avoir transporté des marchandises interdites et le 2éme est l’oeuvre de routiers se plaignant du racket organisé par les maoïstes.
Résultat pour rejoindre notre bus bloqué après le 2ème barrage, on va utiliser 3 bus différents et une dizaine de porteur.
La descente des gorges de l’enfer dans ces bus népalais est assez folklorique, quand je vois comment on saute sur nos sièges à l’intérieur du bus je me demande comment les porteurs népalais qui eux sont sur le toit sont toujours là.

On arrive enfin à notre bus qui nous emmènera à Kathmandu. Sur la route on passe par un poste frontière maoïste où il faut s’acquitter d’une taxe de passage (apparemment 100 roupies par personne). D’après notre guide ce poste est assez récent car elle ne l’avait jamais vu.
On arrive dans la capitale à 17h et l’on rejoint le même hôtel que l’on avait lors de notre arrivée.
Vu qu’il nous reste un peu de temps en cette fin d’après midi, on en profite pour faire les derniers achats dans le quartier de Thamel.
On prend notre dernier diner du séjour sur le toit terrasse d’un restaurant bien sympathique et fréquenté par les expéditions d’alpinistes : le Rum Doodle, dans le quartier de Thamel.

Retour en France via Oman

Lever à 5h, on prend le petit déjeuner à l’hôtel et départ pour l’aéroport à 06h. Chantal notre guide nous dit au revoir et nous remet une khata jaune.
On passe le contrôle des bagages, paye la taxe d’aéroport (à ne pas oublier si on ne veut pas se faire refouler à l’enregistrement) et là une journée placée sous le signe de l’attente commence.

L’avion qui devait partir à 08h15 de Katmandou ne décolle qu’à 10h30. On arrive à Muscat et là on apprend que notre avion pour Paris a été annulé car il n’y avait pas assez de passagers dans l’avion. Du coup on n’arrivera pas en France le mercredi soir mais le jeudi matin. Heureusement que mon vol pour Nice était jeudi à 12h35. Dans cette histoire j’économise au moins une nuit au formule 1 de Roissy.

La compagnie Gulf Air nous a replacé sur un vol pour Paris via le Bahreïn avec un départ de Muscat à 22h45.
Vu le temps qui nous sépare de ce vol, la compagnie nous a réservé une chambre avec déjeuner et diner au « Majan Hotel », un hôtel 4 étoiles de Muscat.
Après l’obtention du visa, un minibus nous amène à notre hôtel. Beaucoup de temps à tuer et peu de chose à faire, en plus nous sommes en plein ramadan donc il se passe pas grand chose. Il y a bien une piscine dans l’hôtel mais nous n’avons pas de maillot (nos bagages ne nous ont pas suivis à l’hôtel).
Vu la chaleur qu’il fait à l’extérieur je passe l’après midi dans la chambre climatisée à regarder la télé, j’en profite pour prendre une douche.

En fin d’après midi, on décide avec Michel de se balader un peu autour de l’hôtel, c’est un quartier résidentiel avec de très belles maisons, mis à part ça rien à voir. On va jusqu’à la grande mosquée qui présente une très belle architecture mais on se fait refouler par un vigile armé car la mosquée n’est pas accessible aux non musulmans (il y a des horaires spéciaux pour les touristes).

Retour à l’hôtel pour diner puis on reprend la navette pour l’aéroport de Muscat et l’embarquement vers le Bahreïn.
Là encore 1h30 d’attente puis on embarque pour Paris.

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