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Le nord de l’Islande et le lac de Myvatn

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JOUR 7

Le bus pour Myvatn n’étant qu’à 13h on en profite pour laver quelques affaires au camping d’Egilsstadir. On achète ensuite de quoi manger ce midi chez notre ami le cochon rose Bonus (attention le supermarché n’ouvre qu’à 11h le matin), sandwich jambon pain de mie avec un skyr (792 ISK).

A partir d’Egilsstadir ce n’est plus la même compagnie de bus qui parcours la route n°1, c’est TREX qui dessert le nord de l’Islande jusqu’à Reykjavik. On trouve dans les offices du tourisme un petit livret avec les horaires des bus de toutes les lignes TREX, bien pratique.

Sur la route le décor change à nouveau, fini la verdure on retrouve les paysages de roches volcaniques. Faut dire que la région de Myvatn est un concentré d’activités géologiques (volcans et cratères, marmites de boue et sources chaudes, …).

Myvatn

Nous arrivons à Reykjahlid, petit village (moins de 500 habitants) au bord du lac Myvatn. C’est le point de départ idéal pour explorer la région. A peine descendu du bus on se fait attaquer par les moucherons si célèbre ici. J’en avais entendu parler mais je ne pensais pas qu’ils étaient si pénibles s’il n’y a pas un peu de vent pour les chasser. D’ailleurs Myvatn veut dire « le lac des mouches », ça veut tout dire !

Nous passons à l’office du tourisme acheter la carte des chemins balisés (150 ISK). Il y a une petite exposition sur la géologie dans le secteur et même sur ces fameux moucherons.

Direction le camping de Hlid qui est un peu excentré, il se trouve tout au bout du village. Il y a 2 camping à Reykjahild, mais le 1er se trouve au bord du lac et le Guide du Routard met en garde contre les invasions de moucherons alors on préfère prendre le second (qui lui se trouve à coté de la piste d’atterrissage de l’aérodrome mais il passe rarement d’avion).

On s’installe au camping pour 2 jours (700 ISK par personne et par jour), on monte la tente et vidons un peu nos sacs histoire d’emporter le minimum d’affaire pour partir randonner cet après midi en direction de Hverfjall.

Hverfjall 

Hverfjall est un cratère d’explosion vieux de 2 500 ans de 160m de haut et 1 040m de diamètre. Si vous avez loué une voiture on peut y accéder par la route n°1 puis par une piste qui vous amène au pied du volcan. Les sites du lac Myvatn sont bien aménagés pour les touristes qui veulent tout voir rapidement en bus ou en voiture.
A pied depuis le camping on a mis environ 1h30 pour accéder au sommet du volcan. Le chemin est bien balisé et passe par des champs de lave et de petites forêts.

Depuis le sommet du cratère, on a une très jolie vue sur le lac et les environs. A l’intérieur du cratère on voit pas mal d’inscriptions laissées par les touristes de passage à l’aide de pierres. La plupart ont marqués leur prénom.

Sur le chemin du retour on s’arrête à la grotte d’eau chaude Grjotagja, que l’on avait pas vu à l’aller. La température de l’eau est de 50°C, on ne peut malheureusement pas s’y baigner.
On a essayer de se faire ramener au camping par des touristes italiens qui avaient un 4×4 mais ils n’ont pas voulu.

Nous retournons à pied au camping pour poser nos sacs avant d’aller manger. On retrouve la tente de Justin (notre pote Canadien) juste à côté de la notre, on l’invite à se joindre à nous (en fait il avait déjà mangé).
On décide, sur les conseils du Guide du Routard d’aller au « Gamli Baerin » (il n’y a pas grand chose d’autre de toute façon). Mon frère et moi prenons ce qu’il y a de moins cher sur la carte un burger maison avec des frites et j’offre une bière à Justin. Le restaurant est désert mais le cadre est sympathique.

 

JOUR 8

Avant de partir nous passons par le supermarché à côté de l’office du tourisme prendre 2 sandwichs pour ce midi (636 ISK). Ce matin nous allons à Namafjall, un site avec une forte activité géothermique situé à côté du lac Myvatn.

Namafjall

Namafjall se trouve à 6 km à l’Est de Reykjahlid, pour cette journée on devra faire du stop car il est impossible de se rendre sur les différents sites à pied et de les visiter.
On se met à l’embranchement de la route n°1 et on n’attend même pas 2 minutes avant qu’une voiture nous prenne en stop. Il s’agit d’un Islandais qui nous amène jusqu’au parking de Namafjall, vraiment sympa il nous donne même quelques explications sur le site et ce qu’on peut faire.

Namafjall est un ensemble de solfatares et de mares de boue en ébullition. Le site est coloré de souffre et de dépôts sublimés (blanc, jaunes, verts, roses, rouges) avec de fortes odeurs de souffres qui se dégagent. Endroit magnifique !

Leirhnjukur

On se dirige maintenant à l’embranchement de la route n°1 et de celle montant vers Krafla. Encore une fois on a de la chance, on attend même pas 5 minutes quand 2 touristes portugais nous prennent en stop et nous déposent à Leirhnjukur.

Leirhnjukur est un autre site volcanique avec des solfatares et une coulée de lave datant de 1984 encore chaude et fumante par endroit.

Cratère Viti

Nous enchainons avec le cratère Viti qui se trouve à quelques centaines de mètres à pied. Ce cratère et un volcan en semi-activité qui contient un beau lac bleuté de plus de 300m de diamètre. Il y a pas mal de vent au sommet, le bonnet et les gants sont de rigueur par cette journée pas très ensoleillée.

On a vu tout ce qu’on voulait voir aujourd’hui, on redescend donc juste en dessous du parking de Leirhnjukur pour faire du stop. De ce poste nous avons une belle vue sur la centrale géothermique et son réseau de pipelines. Cette station avec ses 2 turbines de 30 mégawatts chacune fournit toute la région d’Akureyri et l’est du pays. Possibilité de visiter la centrale.

Nous attendons sous la pluie mais une nouvelle fois l’attente ne sera pas bien longue (heureusement qu’il y a des touristes), un couple de Québecois nous ramènent jusqu’à Reykjahlid. Sur le chemin du camping nous prenons un gâteau au supermarché que l’on mangera avec un bon chocolat chaud pour se réchauffer.

Après une bonne douche à l’eau sulfureuse (au moins l’eau chaude ne manque pas ici), le diner au camping sera composé de pâtes à la napolitaine.

 

JOUR 9

On se lève à 10h et il pleut légèrement, notre séjour à Myvatn n’aura pas été des plus ensoleillé … on attend que ça s’arrête pour plier la tente. Nous achetons comme hier un sandwich et une sorte de pain pizza pour manger ce midi (1 006 ISK) puis on se met à l’abri de la pluie dans l’office du tourisme (c’est également l’arrêt de bus) en attendant le bus pour Akureyri qui ne passe qu’à 15h30.

Nous prenons le bus TRex n°62a pour Akureyri, il longe le lac Myvatn sur sa partie sud par la route n°1 ce qui nous permet de voir les pseudo-cratères de Skutustadir.

Contrairement à ce qu’annonce le Guide du Routard, le bus ne s’arrête pas aux chutes de Godafoss, on les voit rapidement en passant depuis la fenêtre du bus.

Akureyri

Nous arrivons dans la charmante ville d’Akureyri à 16h45, l’arrêt de bus se trouvant à l’office du tourisme (qui lui ferme à 17h), on en profite pour prendre un plan de la ville et réserver notre trip sur l’île de Grimsey. Nous prenons nos billets pour le lundi 18 juin, il n’y a des départs que les lundi, mercredi et vendredi (5 420 ISK par personne pour le bus et le ferry A/R).

Akureryri est situé au fond d’un fjord et entourée de montagnes enneigées. C’est une ville vraiment charmante avec ses maisons colorées.

Nous partons à la recherche du camping en faisant un détour par le supermarché qui se trouve juste à côté histoire de prendre quelques biscuits (on a mangé pas mal de cookies pendant notre séjour, les paquets sont vraiment pas cher et on en trouve parfois avec 50% gratuits).

Nous longeons le camping et nous le trouvons bizarrement désert, c’est vrai que jusqu’à présent on était souvent seul mais là ça parait quand même étrange. En arrivant devant l’entrée on voit une pancarte où il est inscrit que le camping sera fermé du 14 au 18 juin, pile pendant notre séjour ! Voilà la malchance qui nous rattrape à nouveau.
J’apprendrais plus tard que c’était à cause de la fête nationale (qui a lieu le 17 juin en Islande). Les années précédentes il y a eu des plaintes du voisinage à propos du bruit généré par le camping pendant cette période, du coup ils ont pris la décision de le fermer. C’est vrai que le camping est situé en plein centre ville à côté d’immeubles d’habitations.

Il existe un 2ème camping à Akureyri mais il se trouve à 3km au sud de l’aéroport, impossible d’y aller à pied, sans compter qu’on serait vraiment trop loin du centre ville, donc aucune sortie nocturne envisageable. Dernière solution, l’Auberge de Jeunesse à l’est de la ville, en espérant qu’il reste des places. On fait le chemin sous la pluie.

Arrivée à Akureyri H.I. Hostel nous sommes accueilli par une charmante jeune fille et cette fois-ci on a de la chance, il reste encore quelques places, on ne sera juste pas dans le même dortoir pour la 1ère nuit.
Par contre l’AJ nous explose un peu le budget, surtout qu’avec la journée d’avance qu’on a depuis Jokulsarlon et le trip sur Grimsey qui peut se faire que lundi, on doit rester 4 nuits à Akureyri. Voilà comment 17 600 ISK s’envolent (2 200 ISK par personne et par nuit). A noter qu’il y a un rabais de 7% si on paye en liquide (ce que j’ai fait).
Au final l’expérience de l’Akureyri H.I. Hostel fut vraiment sympa et ça nous a changé du camping, surtout que c’est une des meilleures auberge du pays.

Après une bonne douche nous partons dans le centre ville d’Akureyri pour aller manger, on atterrit finalement chez Subway (chaine qui existe également en France mais plus connu au Canada). Tout est écrit en islandais mais si vous demandez on vous remet un menu en anglais. Les prix sont évidemment plus cher que chez nous (1 827 ISK pour 2 sandwichs avec boissons).

En ce vendredi soir on assiste au fameux runtur, les jeunes tournent en rond dans le centre ville (qui est minuscule d’ailleurs) au volant de leur belles voitures tunées.
Nous qui somment motards restons impressionnés par les motos que l’on voit ici, il n’y a pratiquement que des sportives derniers modèles (GSXR, CBR, R1 et Hayabusa), et les mecs sont en combi full cuir ! L’ambiance est quand même très « je me la pète ».

Nous retournons à l’auberge de jeunesse où les Allemandes de mon dortoir nous proposeront de jouer au rami (un jeu de carte).

 

JOUR 10

Akureyri

On se lève à 9h, comme d’habitude nos petits déjeuners sont composés de biscuits et de jus d’orange achetés en supermarché (cheap cheap !), sauf que cette fois nous avons le droit à une vrai cuisine très bien aménagée.
On rend les clés de nos chambres respectives à la réception de l’auberge pour récupérer la futur pour les 3 prochaines nuits.

Hier nous n’avons pas vraiment eu le temps de visiter la ville nous repartons donc en direction du centre ville piéton et de l’embarcadère des bateaux de croisières. On monte voir l’église à l’architecture moderne (faut dire qu’elle ne date que de 1940). L’intérieur est assez sobre.

Pour manger ce midi nous avons trouvé un bon plan grâce au Guide du Routard, c’est la salade bar chez le magasin 10/11 (lire « ten eleven »). On paye un prix fixe (412 ISK la barquette) et on peut mettre tout ce qu’on veut dedans, y’a des légumes, des pâtes, du poulet, des boulettes de viandes, … Faut pas hésiter à bourrer un max, moi j’avais du mal à refermer la barquette ! lol

L’après midi nous partons visiter le jardin botanique. On y trouve toutes les fleurs et plantes qui poussent en Islande, je vous le dis tout suite, ce jardin casse pas 3 pâtes à un macareux, heureusement l’entrée est gratuite.

Nous retournons à l’Akureyri H.I. Hostel pour 15h, heure où ouvre la réception pour récupérer nos sacs et les transférer dans notre nouvelle chambre. C’est là que l’on s’aperçoit que nous sommes dans la même chambre que Cristina et Alex, nos 2 amis Espagnols (qui sont frère et sœur d’ailleurs). Sacré hasard !
Ils nous expliquent qu’à Myvatn ils en avaient tellement marre des moucherons qu’ils sont partis directement sur Akureryri pour louer une voiture et revenir ensuite sur Myvatn. Ils ont encore la voiture pour la journée d’aujourd’hui.

Du coup ils nous proposent de partir en balade, on accepte volontiers car il n’y a pas grand chose à faire dans la ville d’Akureyri.

Olafsfjördur

Nous partons en direction d’Olafsfjördur, un petit port de pêche de 1 100 habitants encadré par d’imposantes montagnes. Le village est très calme mais pas désagréable de s’y balader.

Siglufjördur

Nous continuons notre promenade en direction de Siglufjördur que l’on atteint depuis Olafsfjördur par une route en terre mais facilement praticable pour une voiture normale. On découvre de très beaux paysages sur la route (62 km), entre fjords et montagnes.

Le village de Siglufjördur ne comporte guère plus d’habitants que le précédent (1 600 hab) mais le port de pêche est bien plus important, faut dire que Siglufjördur est la capitale de la pêche au hareng.

Il est maintenant temps de retourner à Akureyri car il est déjà 21h, heureusement les journées sont très longues au mois de juin puisqu’il fait jour quasiment 24h/24h dans le nord de l’Islande à cette époque. Nous invitons nos 2 amis à manger avec nous à l’auberge de jeunesse, on avait acheté avant de partir 2 pizzas surgelées et un gâteau roulé (2 434 ISK) au Bonus qui se trouve juste à côté de l’AJ. Nous terminons la soirée par des parties de rami.

 

Jour 11

Lever à 10h on fait un peu de lessive à la main que l’on fait sécher dans le sèche linge de l’auberge (le sèche linge est gratuit, seule la machine à laver est payante).

Nous passons ensuite au Bonus pour acheter de quoi manger aujourd’hui (1 879 ISK), comme souvent ça sera sandwich ce midi. Nous en profitons pour acheter des sortes de quiches surgelées que l’on pourra faire au four ce soir (il y a un congélateur / frigo également à l’AJ).

En ce jour de fête nationale en Islande, on va aller voir ce qu’il se passe de beau dans les rues de la ville. Au nord de l’auberge se trouve un grand gymnase avec pas mal de monde et des voitures garées, on se dit qu’il doit y avoir quelque chose d’intéressant, mais on déchante vite arrivé sur place, il s’agit d’un rassemblement tuning avec exposition de voitures et concours de la sono la plus puissante. Bref aucun rapport avec l’Islande. J’ai l’impression que les islandais sont assez fan de tuning voiture.

Nous partons dans les rues du centre ville en espérant qu’il y ait quelque chose de mieux (Akureyri est quand même la 2ème ville du pays). Dans la zone piétonne, il y a une sorte de kermesse d’organisée avec plusieurs jeux pour les enfants, ainsi qu’une petite scène de concert.

On y croise nos amis espagnols qui finalement sont restés un jour de plus, on rentre à l’AJ avec eux pour diner. Après le repas et quelques parties de rami nous retournons au centre ville pour voir le concert qui débute à 21h. Celui-ci n’est pas bien passionnant, les groupes sont entrecoupés d’un spectacle de marionnettes. Tout est destiné à un public d’enfants et de jeunes ados, l’ambiance est très familiale et c’est pas à ce concert qu’on slamera

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