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Prambanan temples Java Indonésie

Visiter les temples de Borobudur, Prambanan et Yogyakarta

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Après avoir passés quelques jours à Singapour, nous partons pour Yogyakarta sur l’île de Java en Indonésie. Nous avons achetés les billets d’avion sur internet quelques mois auparavant auprès de la compagnie lowcost Airasia. La durée de est de 2h et il y a une heure de décalage horaire en moins entre Singapour et l’île de Java en Indonésie.


Yogyakarta

L’aéroport Adi Sucipto de Yogyakarta est assez petit, nous débarquons directement sur la piste. Le prix du visa à l’arrivée en Indonésie est de 25 US$. Il n’y a pas de distributeur d’argent à l’aéroport de Yogyakarta, uniquement un agent de change. Je change donc un peu d’argent en roupies indonésiennes (j’ai emporté uniquement des euros).

Nous nous dirigeons ensuite au comptoir des taxis officiels (juste à côté du bureau de change). La course en taxi de l’aéroport vers le centre-ville (10 km) revient à 50 000 rp (4 €). Si vous ne souhaitez pas prendre un taxi, les bus n°3A et 1A relient l’aéroport à Jl Malioboro pour seulement 3 000 rp (0,25 €).

Le taxi nous dépose au Phoenix Hotel Yogyakarta où j’ai réservé nos 3 prochaines nuits. J’ai bien fait de réserver car l’hôtel est plein alors que nous sommes seulement au début du mois de juin. Faut dire que cet hôtel classé coup de cœur par le Lonely Planet est vraiment magnifique avec un personnel d’une gentillesse remarquable. Notre séjour a été une pure merveille pour un prix raisonnable vu le charme de cet hôtel, ce fût un petit plaisir que nous n’avons pas regretté ! En réservant à l’avance par internet nous avons payé un peu moins de 50 € par nuit pour une chambre double. C’est l’occasion de se payer un 4 étoiles au prix d’un Formule 1 !

Nous partons ensuite à l’office du tourisme. Pas facile de traverser les rues car il y a pas mal de circulation et même au niveau des passages piétons il n’y a pas de feu piéton. Il faut faire un peu le forcing et se lancer entre le flux de véhicules sinon on passe la journée sur le trottoir.

La rue Jl Malioboro est exceptionnellement fermée à la circulation à l’heure de notre passage pour cause de carnaval et défilé de l’armée. Nous assistons à la parade des militaires en uniforme qui n’hésitent pas à sourire devant l’objectif.

Sur le chemin un balinais parlant français nous accoste en nous posant des questions sur ce que nous sommes venus faire ici, d’où l’on vient puis fini par nous dire qu’il souhaite nous montrer une exposition de peinture dont c’est le dernier jour dans la ville.

Là tout de suite ça fait tilt dans ma tête car j’ai lu dans le Lonely Planet que les vendeurs de batik (les fameuses peintures sur tissu) utilisent cette méthode pour attirer les touristes dans des galeries où ils poussent à l’achat pour toucher une commission.

Nous le suivons pour voir à quoi cela ressemble car nous n’en avons pas encore vu. Il nous amène dans une petite ruelle et commence à nous présenter différentes peintures que nous regardons tout en lui disant que nous ne sommes pas là pour acheter. Pour lui pas de problèmes, il nous demande de nous asseoir puis nous apporte du thé. Là trouvant que ça commence à faire beaucoup, je lui dit que nous ne voulons pas de thé et que nous ne sommes pas intéressés par l’achat d’un batik. Nous nous levons et partons, et là notre ami balinais deviens beaucoup moins sympathique que tout à l’heure mais il nous laisse repartir sans trop rien dire.

Voilà nous avons fait notre 1ère expérience des vendeurs de batik et maintenant nous serons sur nos gardes avec tous les prochains qui nous solliciteront (et ils sont très nombreux à Yogyakarta).

Les conducteurs de becak (rickshaw à pédales) n’arrêtent pas de nous interpeler mais en leur disant « Jalan jalan » (qui signifie « marcher » en indonésien) cela suffit à les déconcerter. A chaque fois que nous avons utilisés des mots indonésiens, les gens étaient surpris et content, peu de touristes font l’effort de parler quelques mots en indonésien.

Nous arrivons à l’Office du Tourisme signalé par un panneau « Government Tourist Information Centre », il faut faire attention car il est existe beaucoup de fausse office du tourisme qui sont juste des agences de voyages. Une charmante dame parlant le français nous renseigne sur tout ce que l’on peut faire. L’office du tourisme travaille avec des agences qui sont sérieuses, c’est pourquoi nous sommes venus ici pour acheter nos « tours ».

Nous réservons donc un circuit pour demain à Bordobudur, Pawon, Mendut Temple et Prambanan pour 80 000 rp / personne (6,50 €). Ce tour organisé par l’agence « Great Tours » inclus uniquement le transport et pas les droits d’entrées aux différents sites.

Nous prenons également un tour de 3 jours pour aller au volcan Bromo, au volcan Ijen et ensuite jusqu’à Bali. Ce tour propose deux options de surclassement pour l’hôtel situé au volcan Bromo, l’option A (Café Lava) et l’option B (Lava View Lodge), cette dernière étant la meilleure catégorie d’hôtel à Cemoro Lawang. L’option la moins cher coute 14 € de moins que l’option B (650 000 / 710 000 / 820 000 rp).

Nous avons pris le tour avec l’option B pour 820 000 rp (66 €) par personne tout compris sur les 3 jours (sauf repas midi & soir). Le tour est organisé par l’agence « Bima Tour » qui a ses bureaux près du monument Tugu tout en haut de Jl Mangkubumi.

J’ai scanné au format PDF les brochures disponibles à l’office du tourisme de Jogjakarta, vous pouvez les visionner et les télécharger en cliquant sur les liens ci-dessous :

Nous rentrons ensuite au Phoenix Hotel pour profiter de la piscine et nous rafraichir par cette chaleur accablante. Le soir diner au très bon restaurant de l’hôtel.


Borobudur

Programme du tour organisé de cette journée : Borobudur, Pawon, Mendut Temple et Prambanan.

Le pick up se fait à 5h du matin à notre hébergement le Phoenix Hotel pour être au lever du soleil sur Borobudur à 6h, heure d’ouverture du parc (6h-17h30). En fait le soleil se lève un peu avant, vers 5h45 et si l’on souhaite réellement voir le lever de soleil sur le temple il faut payer 300 000 rp (24 €) pour y avoir accès à partir de 4h30 via le Manohora Hotel.

De toute façon nous aurions pu arriver à n’importe quelle heure nous n’aurions pas vu le soleil car ce matin il y a beaucoup de brouillard et de nuages. C’est vraiment pas de chance car ce monumental temple bouddhique inscrit au patrimoine mondiale de l’Unesco est l’un des sites majeurs de Java que je souhaitais absolument voir, et j’aurais préféré avoir une belle lumière plutôt que tout ce brouillard.

Borobudur est constitué de deux millions de blocs de pierre, assemblés en forme de stupa symétrique. Le temple datant des VIIIe et IXe siècles se dresse fermement sur une base de 118 m de côté. Six terrasses carrées sont surmontées de trois terrasses circulaires, et quatre escaliers grimpent jusqu’au sommet à travers des portes délicatement sculptées. Les peintures ont disparu depuis longtemps, mais on pense que la pierre grise était jadis recouverte de couleurs afin de capter les rayons du soleil.

Vue du ciel la structure ressemble à un gigantesque mandala tantrique en 3 dimensions. Le monument était conçu pour représenter la vision bouddhiste du cosmos, commençant par le monde terrestre et montant en spirale jusqu’au nirvana, le paradis bouddhique.

Les galeries de stupa se parcourent dans le sens des aiguilles d’une montre comme dans tout monument bouddhique.

Le prix de l’entrée à Borobudur est de 130 000 rp (10,50 €) par personne. Pour information les locaux payent seulement 15 000 rp (1,20 €). Il est obligatoire de porter un sarong pour visiter le temple (il est fourni gratuitement à l’entrée).

Nous prenons un guide sur place pour une visite guidée en anglais. Il demande 75 000 rp pour notre groupe de 6, soit 25 000 rp (2 €) par couple pour environ 1h30 de visite. Le guide s’avère très utile notamment pour l’explication des fresques. Le chauffeur du minibus nous donne rendez-vous à 8h30 et nous attend à l’entrée du parc, il est juste là pour nous conduire entre les différents sites.

Nous avons croisé beaucoup de groupes de collégiens en visite dans le temple de Borobudur. C’était assez marrant car les filles n’arrêtaient pas de nous prendre en photo avec leur téléphone portable. Au début elle le faisait discrètement, puis à la fin on posait carrément à côté d’elles et chacune prenait une photo avec nous. Les écoliers qui viennent ici sont originaires de village où ils n’ont pas l’habitude de voir de « blancs », du coup les touristes deviennent l’attraction et au retour elles sont fières de montrer à leur famille leurs photos.

Elles viennent également ici pour pratiquer leur anglais avec les étrangers. Les garçons, peut être plus timide, ne rentrent pas trop en contact avec les touristes.

Nous n’avons pas pu accéder au dernier étage du temple, celui-ci était fermé, je ne sais pas si ça a un rapport avec le tremblement de terre de 2006.


Candi Pawon

Nous sommes restés 2h30 sur le site et repartons à 8h30 pour le petit temple Candi Pawon (8h-16h) situé à 1,5 km de Borobudur. Le prix d’entrée est de 3 300 rp (0,25 €) et il vaut mieux avoir l’appoint car la personne n’a pas beaucoup de monnaie (ne pas se pointer avec un billet de 20 000 rp).

Ici c’est le chauffeur du minibus qui nous donne quelques explications sur ce temple. L’intérieur de l’unique pièce est assez petit, il y a juste une niche de chaque côté de la pièce. Ce n’est pas un stupa mais il ressemble à un temple du centre de Java, avec une large base, un corps central et un toit pyramidal. Des reliefs finement sculptés ornent ses côtés. Au dessus de l’entrée, les nains ventrus déversant des richesses suggèrent que le temple était dédié à Kuvera, le dieu bouddhique de la fortune.


Temple de Mendut

Nous continuons vers le Temple de Mendut (8h-16h), situé à 3,5 km à l’est de Borobudur. Là aussi le prix d’entrée est de 3 300 rp (0,25 €) et le chauffeur se charge de la visite.

Le Temple de Mendut abrite la plus fabuleuse statue de Java conservée dans son cadre original. Le magnifique bouddha de 3 m de haut est flanqué de deux bodhisattvas : Lokesvara à gauche et Vairapana à droite. Le Bouddha est également remarquable pour sa posture inhabituelle, assis les deux pieds sur le sol.


Temples de Prambanan

Les Temples de Prambanan sont les plus beaux vestiges de la période hindoue à Java. Ils constituent le plus vaste complexe hindou à Java, et les sculptures raffinées du superbe temple de Shiva en font l’un des plus fascinants exemples d’art hindou. Tous les temples de la région de Prambanan furent édifiés entre les VIIIe et Xe siècles.

Prambanan a beaucoup souffert lors du séisme de 2006, bien que les temples aient résisté, des centaines de blocs de pierre sont tombés ou se sont fissurés (479 dans le seul temple de Shiva). Des barrières interdisent certaines parties du complexe et quelques temples sont entourés d’échafaudages. Il faudra des années pour restaurer entièrement Prambanan. L’endroit mérite cependant la visite et l’on peut approcher à quelques mètres des principaux monuments, voire y pénétrer.

Le site est ouvert de 6h à 18h et le droit d’entrée pour les temples de Prambanan est de 110 000 rp (9 €). Sur place une apprentie guide nous fais visiter le site gratuitement.


Yogyakarta

Depuis le Phoenix Hotel nous partons en becak (rickshaw à pédales) pour le kraton (30 000 rp / 2,40 €). Il faut faire attention car le Kraton possède 2 entrées et 2 billetteries. L’une des entrées signalée « Pagelaran », permet seulement de voir un espace restreint. Des individus aux allures de fonctionnaires, avec pièces d’identité, tenteront de vous inciter à entrer avant de vous inviter à admirer les « batiks du sultan » (une boutique très chère).

Kraton

L’entrée principale du kraton est reconnaissable à la grosse horloge à côté de la billetterie, le prix est de 12 500 rp (1 €) plus 1 000 rp pour l’appareil photo. Ouvert de 8h à 14h sauf le vendredi jusqu’à 13h.

Cœur culturel et politique de la ville, le kraton est le gigantesque palais des sultans de Yogyakarta. Véritable cité fortifiée, le kraton abrite quelque 25 000 habitants et possède son propre marché, ses commerces, ses ateliers de batik et de joaillerie, ses écoles et ses mosquées.

Des spectacles ont lieu de 10h à 12h dans le pavillon intérieur du kraton, ils sont compris dans le billet d’entrée.
Aujourd’hui c’était gamelan, un orchestre traditionnel javanais (ou balinais) composé de percussions, de grands xylophones et de gongs. Nous avons écouté pendant 35 minutes (2 heures c’est un peu long quand même, surtout que la musique n’est pas très entrainante) puis nous sommes partis visiter le palais.

Lors de la visite du palais des sultans, un rabatteur situé dans le palais a tenté de nous amener vers une boutique en prétextant une répétition de spectacle de marionnettes. Il y a des rabatteurs à chaque coin de rue, du coup on devient méfiant dès qu’une personne nous parle car tout le monde veut nous emmener dans un ateliers de batik.

Heureusement nous avons aussi rencontrés des gens sympathiques qui souhaitaient juste discuter avec nous.
A l’intérieur du kraton, nous avons rencontrés des écoliers indonésiens (comme hier à Borobudur) qui souhaitent pratiquer leur anglais et faire quelques photos évidemment. Le plus marrant c’est que c’est souvent leur professeur qui nous demande si nous voulons bien poser avec les élèves.

Taman sari

Nous continuons notre visite de Yogyakarta en allant à Taman Sari, connu aussi sous son ancien nom hollandais waterkasteel (château d’eau). Ce complexe était jadis un splendide parc de loisir, avec palais, bassins et cours d’eau, réservé au sultan et à la cour.

Le complexe fut endommagé lors de la guerre de Diponegoro, puis par un tremblement de terre en 1865. Il n’en reste quasiment que des ruines, mais les piscines ont été restaurées. Taman Sari est ouvert de 8h à15h30 et l’entrée coûte 7 000 rp (0,60 €).

L’accès aux piscines se trouve au sud-ouest du kraton dans Jl Taman, seulement avec la carte pas trop détaillée de la ville que nous avions et l’absence de nom de rue, nous avons eu un peu de mal à trouver le site. De plus à chaque fois que nous demandions notre chemin, tout le monde voulait nous emmener dans un magasin de batik, difficile dans ses conditions de se fier à quelqu’un. Finalement dans ce labyrinthe de ruelles nous finissons par trouver les piscines et sans le savoir nous rentrons par la sortie sans avoir payé.

Là aussi nous avons eu droit aux photos avec les indonésiennes, le plus marrant est cet homme qui m’a demandé une photo de moi avec sa femme ! Les rôles sont inversés pour une fois, c’est nous qui sommes pris en photo partout.

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